Par Serge Mavungu
Juliana Amato Lumumba, candidate de la République démocratique du Congo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a défendu ce mardi 30 juin 2026 à Paris sa vision pour l’avenir de l’institution. Son audition s’est déroulée dans le cadre de la Conférence ministérielle extraordinaire de la Francophonie, une étape décisive avant l’élection du prochain secrétaire général prévue lors du XIXᵉ Sommet de la Francophonie, en novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.
Face aux représentants des États et gouvernements membres, la candidate congolaise a mis en avant un programme qui ambitionne de repositionner la Francophonie comme un moteur de développement économique, de coopération, d’innovation et de consolidation de la paix. Elle plaide pour une organisation davantage tournée vers les besoins concrets des populations et capable de produire des résultats tangibles.
Portée par la République démocratique du Congo, premier pays francophone du monde en nombre d’habitants, Juliana Amato Lumumba entend impulser une profonde modernisation de l’OIF. Son projet prévoit notamment une réforme de la gouvernance de l’organisation afin de renforcer son efficacité et d’accroître son impact auprès des États membres.
Son programme s’articule autour de plusieurs propositions phares, parmi lesquelles la mise en place d’une Chambre francophone de commerce solidaire, la création d’une Académie francophone de la paix, l’établissement d’une Autorité francophone dédiée à la transition numérique inclusive, l’organisation d’une Biennale des rencontres interculturelles ainsi que la création d’un Visa francophone des talents. Ces initiatives visent à encourager les investissements, faciliter la circulation des compétences et dynamiser les échanges économiques au sein de l’espace francophone.
Cette vision est développée dans un ouvrage à paraître en octobre 2026, intitulé Pour la Francophonie des peuples. Neuf discours pour bâtir la Grande Alliance francophone. À travers cette publication, la candidate expose les grandes orientations de son projet en faveur d’une Francophonie plus inclusive, plus performante et mieux adaptée aux défis du XXIᵉ siècle.
La candidature de Juliana Amato Lumumba intervient alors que de nombreux pays membres appellent à une évolution du rôle de l’OIF, notamment dans les domaines de l’emploi des jeunes, du développement durable, de la transformation numérique et de l’intégration économique. L’audition de Paris marque ainsi une étape majeure avant le choix du futur secrétaire général, qui sera effectué par les chefs d’État et de gouvernement lors du sommet de Phnom Penh, au Cambodge.