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RDC : lancement imminent des premières exportations du cobalt sous un nouveau système de quotas plafonné à 96 600 tonnes dès 2026

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Par Gloire Balolage 

La République démocratique du Congo (RDC) a entamé la collecte d’échantillons dans le cadre de la préparation d’un projet porté par la société chinoise CMOC. Selon deux sources gouvernementales citées par le média Reuters, la première expédition de cobalt sous le régime des nouveaux quotas devrait être réalisée dans les prochains jours.

Le pays, qui produit plus de 70 % du cobalt mondial, voit sa production annuelle estimée à environ 280 000 tonnes cette année. Ce métal est particulièrement prisé pour sa contribution essentielle à la fabrication des batteries des véhicules électriques. Toutefois, la RDC fait face à une crise économique qui a entraîné une hausse des prix du cobalt et une baisse de sa disponibilité sur le marché.

Depuis le 16 octobre, un nouveau système de quotas a été instauré pour réguler les exportations congolaises de cobalt. Pour le quatrième trimestre, un quota de 18 125 tonnes métriques a été attribué, avec un plafond annuel fixé à 96 600 tonnes à compter de 2026. Ce dispositif vise à mieux contrôler la production et l’exportation du minerai stratégique.

Reuters a indiqué que Glencore, le géant minier international, serait le premier acteur à procéder à une exportation sous ce nouveau cadre, via une cargaison initiale destinée à tester le système. CMOC et Glencore, qui dominent la production mondiale, ont bénéficié des plus importants quotas pour ce trimestre : respectivement 6 650 tonnes et 3 925 tonnes.

Cependant, les sources gouvernementales n’ont pas précisé la quantité ni la date exacte de la première livraison de Tenke Fungurume Mining, la filiale de CMOC. Une source interne à cette entreprise a confirmé le début de la phase d’échantillonnage, tout en précisant que l’expédition ne devrait pas intervenir avant janvier. Elle a aussi indiqué que cette première cargaison serait inférieure au quota prévu pour 2025.

Comme Glencore, CMOC devra s’acquitter d’une redevance de 10 % sur ses exportations, a précisé une source officielle congolaise. « Nous sommes à l’étape des visites de site pour prélever les échantillons et faciliter les contrôles avant de passer à la phase suivante », a expliqué un interlocuteur. Selon lui, la demande d’exportation de CMOC a déjà été déposée auprès des autorités compétentes.

« Les résultats des analyses seront disponibles dans trois à quatre jours, après quoi le chargement pourra débuter », a ajouté cette source. De son côté, Vincent Zhou, porte-parole de CMOC, a indiqué lundi que la société avait déjà entamé la mise en œuvre de plusieurs accords d’exportation conformes aux règles établies par le gouvernement congolais, sans fournir davantage de détails.

Par ailleurs, Reuters a rapporté que le lobby minier congolais a sollicité des discussions urgentes pour lever certaines ambiguïtés juridiques et résoudre des obstacles liés à la conformité aux nouvelles exigences. Ces dernières comprennent notamment le paiement anticipé de 10 % des redevances dans les 48 heures précédant l’exportation et l’obtention obligatoire d’un certificat de conformité avant toute expédition.

Les acteurs du secteur craignent que les nouvelles contraintes ralentissent les exportations et perturbent la chaîne mondiale d’approvisionnement en batteries. Une réunion récente à Kinshasa entre la Chambre des mines et le ministère des Mines n’a toutefois pas permis de résoudre ces préoccupations.

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Mardi 23 décembre 2025 - 17:50