Par Prosper Buhuru
Le Conseil des ministres a pris acte, vendredi 2 janvier 2026, du lancement effectif et de l’opérationnalisation du Guichet unique intégral du commerce extérieur, à l’issue de la soixante-treizième réunion ordinaire tenue à Kinshasa.
Présentée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, la note d’information fait suite à une recommandation formulée lors de la 65ᵉ réunion du Conseil des ministres du 31 octobre 2025. Elle confirme la mise en œuvre complète du Guichet unique dans ses trois phases clés : le pré-dédouanement, le dédouanement et le post-dédouanement. Cette réforme vise à aligner la République démocratique du Congo sur les standards de l’Organisation mondiale du commerce en matière de commerce international.
Dans ce cadre, une note circulaire interministérielle, signée par les ministères des Finances et du Commerce extérieur, a été rendue publique le 17 décembre 2025. Celle-ci rend obligatoire la transmission électronique de l’ensemble des documents réglementaires et commerciaux liés aux opérations d’importation et d’exportation. Elle fixe notamment les grandes orientations de la réforme, dont le calendrier de mise en œuvre progressive de la dématérialisation de la liasse documentaire, ainsi qu’un agenda de vulgarisation confié à la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et à la SEGUCE.
En signe d’appropriation politique de cette réforme structurante, la Première ministre a présidé la cérémonie officielle marquant le lancement de la transmission électronique des documents, actant ainsi l’entrée en vigueur effective du Guichet unique intégral du commerce extérieur dans toutes ses phases.
Le ministre du Commerce extérieur a, pour sa part, exhorté les membres du Gouvernement concernés à veiller à ce que leurs administrations respectives assurent la dématérialisation effective des documents requis pour les opérations d’import-export et de transit, via cette plateforme unique.
Le Conseil des ministres a formellement pris acte de cette note d’information, considérant cette réforme comme une avancée majeure dans la modernisation des procédures commerciales en République démocratique du Congo.