Par Prosper Buhuru
La République démocratique du Congo occupe une place centrale dans la nouvelle économie mondiale fondée sur les minerais critiques, a déclaré, jeudi 5 mars 2026, la Secrétaire générale adjointe des Nations unies aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Intervenant lors d’une réunion consacrée aux enjeux liés à l’énergie, aux minerais stratégiques et à la sécurité internationale, la responsable onusienne a rappelé que ces ressources sont devenues indispensables aux technologies modernes.
Les smartphones, les véhicules électriques ou encore les équipements médicaux de pointe reposent en grande partie sur des minerais tels que le lithium, le cobalt et le nickel.
Dans ce contexte, la République démocratique du Congo joue un rôle clé sur le marché mondial. Plus de 70 % de l’extraction de cobalt, un métal essentiel à la fabrication des batteries rechargeables, provient du territoire congolais.
Selon les données présentées au Conseil, le commerce mondial des minerais bruts et semi-transformés a atteint environ 2 500 milliards de dollars en 2023, soit plus de 10 % du commerce mondial. La demande pour ces ressources pourrait tripler d’ici 2030 et quadrupler d’ici 2040.
Pour les Nations unies, cette évolution représente une opportunité majeure pour les pays producteurs. Si elles sont bien gérées, ces ressources peuvent favoriser la création d’emplois, la diversification des économies et le développement durable.
Cependant, l’ONU souligne également les risques liés à cette compétition mondiale pour les minerais critiques, notamment en matière de gouvernance, d’environnement et de respect des droits humains.
Afin que ces ressources profitent réellement aux populations, l’organisation appelle les États producteurs et consommateurs à renforcer les cadres de régulation, améliorer la transparence des chaînes d’approvisionnement et promouvoir une exploitation responsable des ressources naturelles.