Par Gloire Balolage
Les dirigeants de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont adopté, ce samedi 07 mars 2026, à Arusha, en Tanzanie, une série de réformes financières destinées à renforcer la gestion budgétaire de l’organisation régionale. Cette décision est intervenue à l’issue du 25ᵉ sommet ordinaire de chefs d’État et de Gouvernements du bloc régional, qui s’est penché sur plusieurs questions liées au fonctionnement et à la viabilité financière de la communauté.
Ces réformes visent principalement à assainir les finances de l’organisation et à instaurer une discipline budgétaire plus rigoureuse au sein des États membres. Les chefs d’État ont ainsi exprimé leur volonté de mettre en place des mécanismes capables de garantir une meilleure gestion des contributions financières et d’assurer la stabilité budgétaire de l’institution.
Au cœur des discussions figurait la question de la répartition des contributions entre les différents pays membres. Les dirigeants ont estimé qu’une approche plus équilibrée était nécessaire, afin de tenir compte des capacités économiques variées des États qui composent la communauté régionale.
S'exprimant lors de ce sommet, William Ruto, Président du Kenya et président sortant de l'organisation, a plaidé pour un système de contribution plus équitable entre les pays membres. Selon lui, les États disposant d'économies plus solides devraient assumer une part plus importante dans le financement des activités de l'organisation.
« Les pays riches de la communauté et ayant des économies fortes doivent contribuer davantage. Et de cette manière, les pays qui ont de grandes économies et qui bénéficient plus vont contribuer davantage », a déclaré le chef de l'État kenyan devant ses homologues réunis à Arusha.
Cette orientation marque une volonté des dirigeants de la Communauté d'Afrique de l'Est de renforcer la solidarité financière entre les États membres, tout en tenant compte des disparités économiques existantes au sein du bloc régional. Les réformes adoptées devraient ainsi permettre de consolider les ressources financières de l'organisation.
Il faut rappeler que cette rencontre régionale réunit les dirigeants des pays membres, afin d’examiner plusieurs questions liées au fonctionnement et à la gouvernance de l’organisation. Considéré comme un rendez-vous majeur pour la coordination des politiques régionales, ce sommet se tient dans un contexte marqué par des discussions importantes sur l’avenir institutionnel du bloc.
La République démocratique du Congo prend part à ces assises à travers son ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, qui y représente le Président Félix Tshisekedi.