Par Prosper Buhuru
Le représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies, Zénon Mukongo Ngay, a échangé, jeudi 2 avril 2026, à New York, avec son homologue de Trinité-et-Tobago, Neil Parsan, dans un contexte marqué par les préparatifs de l’entrée de ce pays au Conseil de sécurité pour la période 2027-2028.
Au cœur de cette rencontre, une question centrale : comment mieux appréhender les dossiers africains au sein de l’organe onusien chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le diplomate caribéen est venu s’imprégner de l’expérience et des pratiques des États africains, à travers l’expérience de la RDC.
Les discussions ont ainsi mis en lumière le fonctionnement du groupe A3, qui réunit actuellement la RDC, la Somalie et le Libéria, avec pour mission de porter une voix africaine coordonnée au Conseil de sécurité. Les deux diplomates sont également revenus sur l’évolution récente de ce mécanisme, marqué en 2025 par son élargissement temporaire à un format A3 Plus avec la participation du Guyana.
Dans cette dynamique de coopération, Zénon Mukongo Ngay a plaidé pour une anticipation accrue de la part de Trinité-et-Tobago. Il a recommandé l’intégration précoce d’un expert au sein des travaux du Groupe africain, afin de mieux cerner les enjeux, les priorités et les méthodes de travail liées aux questions du continent.
Le diplomate congolais a également proposé la tenue, en août 2027, d’un échange technique entre les équipes des deux missions, dans la foulée de la présidence du Conseil de sécurité par la RDC, afin de faciliter le transfert d’expérience.
Autre piste évoquée : la participation de Trinité-et-Tobago au processus d’Oran, cadre de concertation de l’Union africaine destiné à renforcer la coordination sur les questions de paix et de sécurité.
Au-delà du cadre bilatéral, cette rencontre traduit une volonté partagée de renforcer les passerelles entre l’Afrique et les États des Caraïbes appelés à siéger au Conseil de sécurité, dans un contexte où les enjeux africains occupent une place importante à l’agenda international.
La RDC, qui s’apprête à retrouver le Conseil de sécurité pour la troisième fois de son histoire, entend ainsi capitaliser sur son expérience pour accompagner les futurs membres dans la gestion des dossiers liés au continent.