Par la rédaction
Jules Alingete se réserve d' épiloguer sur la décision de la justice accordant la liberté provisoire à Vital Kamerhe, président de l'UNC. Lors de son intervention au forum international d'affaires "Makutano", l'inspecteur Général des finances dit s'incliner devant une telle mesure.
"Ce qui se passe, loin de nous décourager, ça nous donne encore de l'énergie pour renforcer encore le contrôle concomitant. Je suis sûr et certain que si ces personnes qui sont libérées sont remises à la gestion publique, je pense qu'elles vont se comporter autrement. Et nous ne leur donnerons plus l'occasion de refaire ce qu'elles ont fait hier", a-t-il indiqué.
Jules Alingete précise que l'objectif poursuivi par l'institution à sa charge n'est pas de voir ces personnes définitivement en prison. " Notre objectif est que qu'elles puissent se corriger. C'est pourquoi aujourd'hui nous privilégions d'empêcher aux gens de détourner les deniers publics. Voilà pourquoi nous mettons en place un dispositif qui les empêche d'opérer. Et c'est ce qui gêne actuellement. Avec cette patrouille financière à priori, nous n'aurons plus à amener les gens en justice. Nous les empechons au quotidien de détourner. Et cela va ramener le pays sur la voie de la bonne gouvernance".
Pour rappel, l'ancien Directeur de cabinet du l'Etat est en détention depuis avril 2020, avant d'être condamné, en première instance, à 20 ans de prison, le 20 juin 2020. Kamerhe avait été reconnu coupable de détournement de plus de 48 millions de dollars destinés à la construction de logements sociaux dans le cadre du programme présidentiel dit des «100 jours».
Sa peine avait été revue à la baisse en appel. Elle était alors passée de 20 à 13 ans d'emprisonnement pour celui qui, en vertu de l'Accord de Nairobi, avait accepté de s'éclipser à la présidentielle au profit de Félix Tshisekedi, sorti grand vainqueur de ce scrutin en 2018.