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Projet Tshilejelu: procès contre l'IGF Jules Alingete pour un rapport truffé de diffamations et imputations dommageables !

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Jules Alingete, inspecteur général des finances, Chef des services
Jules Alingete, inspecteur général des finances, Chef des services

Par Jean Chrysostome Luntadila

Auteur d'un rapport “très méchant” à l'encontre de la société d'État chinois “CREC-7”, Jules Alengete a été sérieusement recadré et averti. Le puissant patron de l'Inspection générale des finances (IGF) a fait publier dans les colonnes du magazine Jeuneafrique un rapport traitant le projet Tshilejelu d'un échec. Il a faussement accusé la société qui exécute les travaux sur terrain d'utiliser une technique rudimentaire avant de qualifier CREC-7 d'une entreprise en incapacité technique. 

Très en colère, le Directeur général adjoint n'a pas voulu caresser dans le sens du poil. Stéphane Mundadi annonce une plainte contre l'inspecteur général chef de service de l'Inspection Générale des Finances pour calomnie et diffamation répétée.

“Comment une institution de la présidence de la République peut raconter des mensonges au point d'induire le chef de l'État en erreur ?”, s'interroge Stéphane Mundadi. 

Une plainte contre la revue panafricaine Jeuneafrique devant la justice française est déjà dans le pipeline, annonce GREC-7 assurant que son "dépôt est imminent" devant un tribunal à Paris. 

“Notre conseil s'apprête à signifier à la justice parisienne de la plainte contre le média Jeuneafrique pour imputations dommageables. Ils ont volontairement sali la réputation de notre société”, a tempêté le DGA de CREC-7.

Dans un point de presse organisé mercredi, le Directeur général de l'Office des voiries et drainage a éclairé la lanterne sur l'utilisation des fonds alloués au projet Tshilejelu. Encore une fois, Jules Alingete a menti. Dans l'autre partie de son rapport distribué à Jeuneafrique, pourtant la primeur devrait être réservée au chef de l'État son chef hiérarchique, le patron de l'IGF accuse “gratuitement” l'OVD d'avoir détourné 7 millions de USD destinés aux études de faisabilité. 

Le montage financier mis en place n'offre aucune ouverture à des détournements.

“Il est difficile de détourner dans ce projet à partir du modèle de Partenariat Public-Privé. L'argent appartient à la société CREC-7 qui a sa ligne de crédit en banque. Donc, s'il y a vol c'est le partenaire lui-même qui peut détourner parce que c'est lui qui gère sa ligne de crédit. Sur 138 millions USD que la banque UBA doit à l'entreprise, seuls 20 millions USD qui représentent la valeur des travaux réalisés sont décaissés après 7 mois des travaux”, a expliqué Victor Tumba.  

L'expert technique du gouvernement qui intervient dans le projet “Tshilejelu” accuse l'IGF de vouloir simplement créer la confusion avec son rapport. 

«L'Etat congolais a prévu de rembourser l'argent de Tshilejelu auprès de son partenaire chinois d'ici 6 ans. Nous sommes là pour assurer la garantie de remboursement à la société qui finance les travaux. Le ministre nous a réunis mardi pour échanger autour des nouvelles méthodes de remboursement”, note le DG de l'OVD. 

Lancés le 17 à Kinshasa, le 27 à Mbuji Mayi et le 29 mars à Kananga, les travaux de modernisation et de construction de 140 kilomètres de routes dans l'espace Kasaï s'effectuent en deux étapes. La première étape est celle de Kinshasa, Mbuji Mayi et Kananga, la deuxième étape qui interviendra au mois de février de cette année comprend Lusambo, Mwene Ditu, Tshikapa, Kabinda. Il se dit heureux que les travaux d'assainissements -construction des caniveaux- qui ont précédé l'asphaltage des routes ont déjà atteint 80%. L'étape de l'asphaltage et bitumage des routes ne va plus tarder. 

L'OVD avoue que n'eût été les difficultés rencontrées avec la saison pluvieuse qui rend difficile l'exécution des travaux, la société CREC-7 allait surprendre. D'autres contraintes sont liées au transport des intrants et des produits utilisés.

Le ciment, le fer à béton, tout doit venir du Katanga pour les chantiers de Mbuji Mayi. A Kananga, tout doit provenir de l'Angola. Et ces problèmes se posent et se poseront à n'importe quelle entreprise qui exécute les travaux dans ce coin de la République.

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