Justice : la Haute Cour militaire de la RDC renvoie au 16 mars le procès du général Philémon Yav Irung sur fond de controverse sur l’expertise du téléphone

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Procès du général Philémon Yav [photo d'illustration]
Procès du général Philémon Yav [photo d'illustration]

Par la Rédaction 

La Haute cour militaire a brièvement examiné, ce jeudi 11 mars 2026, l’affaire impliquant le général Philémon Yav Irung. Au terme d’une audience de courte durée, la juridiction a décidé de reporter l’examen du dossier au 16 mars prochain, estimant que les conditions nécessaires pour poursuivre les débats n’étaient pas réunies.

La séance tenue ce jour-là devait principalement porter sur la présentation du rapport d’expertise relatif au téléphone du prévenu. Cette analyse avait été confiée à un expert afin d’examiner les données contenues dans l’appareil, dans le cadre des éléments de preuve versés au dossier.

Cependant, le recours à l’expertise du Conseil national du numérique (CNC), décidé par la Haute cour militaire, n’a pas fait l’unanimité. La défense du général Philémon Yav Irung a exprimé des réserves quant à cette démarche, critiquant la décision de la juridiction de faire appel à cette structure pour l’analyse technique du téléphone.

Dans ce dossier, l’officier général est soupçonné d’avoir entretenu des relations avec l’entourage de James Kabarebe. Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période où il occupait des fonctions stratégiques au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Depuis 2020, Philémon Yav Irung avait en effet été affecté dans la partie orientale du pays, où il commandait la troisième zone de défense des FARDC. Cette zone revêt une importance majeure dans l’organisation sécuritaire nationale, car elle couvre plusieurs provinces de l’est et du centre-est du pays, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Maniema ainsi que la Tshopo.

L’ouverture de ce procès intervient près de trois ans après l’interpellation du général, survenue en septembre 2022. Depuis lors, l’affaire suscite l’attention en raison du rang du prévenu et du contexte sécuritaire particulièrement sensible dans lequel il exerçait ses fonctions.

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Jeudi 12 mars 2026 - 18:18