Par Gratis Makabi
Justin Mberekeza, expert en droit foncier et immobilier s'est exprimé sur procès déroulé, mercredi 25 mars 2026, opposant Noël Tshiani Muandiavita à Kiwakana et consorts. Dans tribune, il a fait savoir que le Palais de Justice de Kinshasa/Gombe a été le théâtre d'une scène qui fera date dans les annales du banditisme foncier en République Démocratique du Congo.
Cette affaire vient de révéler une réalité qui dépasse la fiction : la « nécromancie procédurale ». Un duel entre l'excellence et l'Imposture d'un côté, un haut fonctionnaire international dont le parcours à la Banque Mondiale honore la Nation. Un citoyen qui, dès l'an 2000, a sécurisé son patrimoine par l'unique titre sacré reconnu par notre loi.
De l'autre, un montage cynique orchestré par ce que les initiés appellent désormais le réseau des « Foliomen ».
Pendant décennies, profitant de l'absence de Monsieur Tshiani, ce réseau a érigé la fraude en stratégie de défense. Le scandale du « Mort qui plaide » Le coup de théâtre de ce mercredi est effroyable : l'intervenant volontaire utilisé par les Occupants pour paralyser la justice, un certain Monsieur Gahuranyi Tanganika, est en réalité décédé au Rwanda depuis près de Comment est-il possible qu'un réseau ait pu, pendant quinze années, faire signer des conclusions, donner des mandats et initier des procédures au nom d'un défunt dont le droit foncier était éteint depuis l'an 2000 ? Faire plaider un mort pOur dépouiller un vivant: voilà le paroxysme de la spoliation foncière à Kinshasa. L'aveu d'impuissance de Monsieur Kiwakana acculé devant le
Tribunal de Grande Instance, le véritable visage derrière ce mascarade mortuaire a fini par apparaître : celui de Monsieur Jean-Pierre.
Incapable, après 17 ans d'occupation indue, de le moindre produire d'Enregistrement, il a dû admettre la vacuité de son dossier. Son seul rempart ? Un simple acte sous seing privé, non notarié, sans témoins, sinon, un papier sans valeur face à la force probante du certificat d'enregistrement.
Un test de crédibilité pour notre Justice L'affaire TSHIANI n'est plus un simple litige privé, c'est le baromètre de la sécurité
juridique en RDC. Si un propriétaire muni d'un titre inattaquable doit affronter des « fantômes » pendant 20 ans, quel message
envoyons-nous aux investisseurs et à la diaspora ? La justice congolaise ne peut plus être le théâtre de ce brigandage.
Le déguerpissement immédiat des spoliateurs est aujourd'hui une exigence morale et légale. Il est temps que le droit de propriété cesse d'être une option pour redevenir un sanctuaire.
UN DÉFI POUR LA HAUTE COUR « Mais au-delà de ce cas d'école, une question fondamentale demeure : Monsieur le Premier Président de la Cour de Cassation et le Ministre de la Justice parviendront-t-ils enfin à démanteler ce réseau de qui défie
«Foliomen» l'autorité de ses propres arrêts ?
Le scandale TSHIANI n'est que la partie émergée d'un iceberg de spoliation où des identités sont usurpées, des morts sont ressuscités pour les besoins de la cause et des certificats d'enregistrement sont ignorés.
Mettre la main sur ce réseau, c'est envoyer un signal de tolérance zéro à ceux qui croient que la Gombe est une zone de non-droit où le faux peut l'emporter sur le titre. Le rétablissement de Monsieur
Noël Tshiani dans ses droits sera le premier acte de cette reconquête de la crédibilité judiciaire. »
Les non-dits de notre justice !