Agression d’une femme après son accouchement à Kinshasa : le sénateur Modeste Bahati Lukwebo dénonce des faits « impensables et intolérables » et appelle à des sanctions

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Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo [photo d'illustration]
Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage 

Une vague d’indignation continue de secouer l’opinion publique en République démocratique du Congo après l’agression d’une femme survenue peu après son accouchement. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, met en cause des pratiques jugées inacceptables dans un établissement de santé et relance le débat sur les conditions de prise en charge des patients dans certains hôpitaux du pays.

Au cœur de cette controverse, une vidéo devenue virale montrant une patiente en situation de grande vulnérabilité. Les images, qui ont suscité une forte émotion, ont rapidement attiré l’attention de plusieurs personnalités politiques et sociales, appelant à des sanctions exemplaires et à des réformes urgentes dans le secteur de la santé.

Parmi les réactions les plus marquantes figure celle du sénateur Modeste Bahati Lukwebo. Sur son compte X (anciennement Twitter), il a exprimé une vive indignation face à ces faits, qu’il qualifie d’« impensables » et « intolérables », dénonçant notamment la violence exercée sur une patiente dans un contexte de soins médicaux.

Dans sa publication, l’élu s’est insurgé contre ce qu’il décrit comme un acte de brutalité visant à contraindre une femme à supporter des douleurs chirurgicales sans anesthésie. Il s’est également interrogé sur les conditions de fonctionnement de certains hôpitaux, évoquant notamment l’absence de moyens essentiels, dont l’anesthésie, tout en appelant à une prise de conscience collective.

Le sénateur a en outre dénoncé la diffusion d’images de la patiente, s’indignant du fait qu’une « maman nue » ait été filmée dans un contexte aussi sensible. Il a ainsi appelé à une mobilisation pour condamner ces dérives, estimant que de tels actes ne doivent en aucun cas rester impunis.

De nombreuses voix s’élèvent pour exiger des mesures concrètes afin de protéger les patients et garantir le respect de leur dignité dans les structures sanitaires.

De son côté, la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi est intervenue pour soutenir la victime, facilitant sa prise en charge médicale à l’hôpital Diamant. Son implication a été saluée par plusieurs internautes, qui y voient un geste de solidarité envers une patiente en détresse.

Par ailleurs, le Gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique, a annoncé des mesures, notamment l’ouverture d’enquêtes judiciaires et la suspension à titre préventif du personnel impliqué, en attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Vendredi 27 mars 2026 - 09:10