Par Serge Mavungu
À l'occasion de la commémoration nationale du GENOCOST, célébrée ce dimanche 2 août, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH-RDC), par le biais de son président Paul N'sapu, a réaffirmé son engagement en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation pour les victimes des conflits armés qui endeuillent la République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies.
Dans un communiqué publié à cette occasion, la CNDH a rendu hommage à toutes les victimes des violences, notamment les personnes déplacées, les survivants des massacres, les victimes de violences sexuelles, les réfugiés et les orphelins, tout en rappelant que les crimes commis contre les populations civiles ne doivent pas rester impunis.
Cette institution d'appui à la démocratie souligne que les massacres de civils, les exécutions extrajudiciaires, les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, le recrutement d'enfants soldats, les déplacements forcés et le pillage des ressources naturelles constituent de graves violations des droits de l'homme pouvant relever de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité.
Face à la persistance des violences dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri, la CNDH condamne avec fermeté toutes les atteintes aux droits humains et réaffirme le droit des victimes à la vérité, à la justice, à la réparation et aux garanties de non-répétition.
Elle exhorte les autorités judiciaires nationales, les mécanismes régionaux africains, les juridictions internationales ainsi que l'ensemble de la communauté internationale à renforcer les efforts visant à lutter contre l'impunité, protéger les populations civiles et restaurer une paix durable dans l'Est du pays.
Enfin, la CNDH invite les institutions publiques, la société civile, les confessions religieuses, les médias et tous les Congolais à promouvoir une culture de paix, de tolérance et du vivre-ensemble. Pour elle, le devoir de mémoire demeure un impératif pour construire une réconciliation véritable fondée sur la vérité et la justice.