Par Gabin K.
Toute une année s'est écroulée depuis que Christophe Mboso N'kodia Pwanga, élu de Kenge, est monté au perchoir de l'Assemblée nationale. Ce fût exactement un certain 8 décembre 2020 que ce vieux briscard, en marge d'une plénière très tumultueuse et mouvementée, a pu frapper le marteau sur la table pour marquer sa prise de contrôle de la deuxième institution politique du pays. D'abord comme provisoire puis, plus tard, confirmé définitivement speaker de la Chambre basse, pour avoir remporté, haut la main, le scrutin y dédié avec 389 voix sur les 460 exprimées.
En tant que président provisoire, Christophe Mboso, en sa qualité de doyen des élus, a trôné sur un Bureau d'âge qu'il a composé avec Aminata Namasia du PPRD, aujourd'hui vice-ministre de l'EPST, et Gaël Bussa, élu de Bujala dans le Sud-Ubangi. La mission de ce bureau d'âge a été d'examiner les différentes pétitions initiées contre chacun des membres de l'équipe Mabunda. Ces pétitions ont abouti à la déchéance de toute cette équipe, ouvrant ainsi la voie royale à l'avènement de l'Union sacrée de la nation, conséquence directe de la "requalification de la majorité parlementaire".
Leçon: Christophe Mboso a été un acteur majeur et clé pour asseoir l'Union sacrée de la nation. Sa capacité à gérer des dossiers aussi sensibles et surtout sa sagesse, son expérience et sa perspicacité n'ont pas laissé indifférents ces membres de la nouvelle majorité qui ont nourri des ambitions légitimes de prendre la succession de la présidente déchue, Jeanine Mabunda. Ce, en acceptant d'investir et d'accompagner la seule candidature de l'élu de Kenge à la présidence de l'Assemblée nationale.
Fort de l'unanimité qui s'est dégagée autour de sa personne, Mboso, le mercredi 3 février dernier, à la faveur de la plénière dédiée à l'élection du bureau définitif de l'Assemblée nationale,
a marché sur l'eau, s'offrant 84,5% du suffrage exprimé.
En s'emparant du perchoir, il s'est assigné la mission de mener une lutte sans merci contre la pauvreté de la population en accentuant le contrôle parlementaire des gestionnaires de la chose publique ; et de militer en faveur de l'Etat de droit conformément à la vision du Chef de l'Etat qui a placé en lui toute la confiance. La collégialité, la proximité et la transparence sont aussi des axes sur lesquels Mboso entend faire asseoir son mandat à la tête de la Chambre basse, outre sa détermination à garantir la prospérité de tous les élus dans l'exercice de leurs fonctions, à promouvoir l'égalité de genres, le respect de la Constitution et du règlement intérieur.
Outre la déchéance du bureau Mabunda, l'histoire a retenu pour l'éternité que c'est sous la présidence de Mboso que le gouvernement de l'Union sacrée, dirigée des mains de maître par Jean-Michel Sama Lukonde, et la CENI version Denis Kadima, ont été investis.
Une année après, d'aucuns croient dur comme fer que Christophe Mboso N'kodia Pwanga est réellement bien taillé et rodé pour aider le Président Félix Tshisekedi à mener à bien sa vision qui se résume en "Le peuple d'abord".