Par Gloire Balolage
Le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a consacré une partie importante de son discours d'ouverture de la session ordinaire de septembre au bilan de l'activité parlementaire. Devant les députés nationaux réunis au Palais du Peuple, à Kinshasa, il a présenté les principaux résultats enregistrés au cours de la session ordinaire de mars, tout en mettant l'accent sur les défis qui restent à relever pour améliorer l'efficacité du travail parlementaire.
Selon les données présentées par le président de la Chambre basse du Parlement, la session ordinaire de mars a été marquée par une activité législative soutenue. Au total, 35 séances plénières ont été tenues au cours de cette période, avec notamment l'examen de plusieurs questions adressées au Gouvernement dans le cadre du contrôle parlementaire.
Sur le volet du contrôle de l'action gouvernementale, Aimé Boji Sangara a notamment fait état de 43 questions écrites et de 10 questions orales avec débat adressées au Gouvernement. Ces chiffres traduisent, selon le bilan présenté, l'importance accordée par les députés au suivi de l'action de l'Exécutif à travers les mécanismes prévus par le fonctionnement parlementaire.
L'activité législative a également occupé une place importante durant cette session. Le président de l'Assemblée nationale a indiqué que 31 textes de loi avaient été adoptés au cours de la session ordinaire de mars, illustrant une production législative qu'il a voulu mettre en avant à l'occasion de cette rentrée parlementaire.
À ce bilan s'ajoute celui de la session extraordinaire de juillet. En trente jours de travaux, 19 textes sur les 25 inscrits au calendrier ont été adoptés. Ces résultats viennent compléter l'activité menée durant la session ordinaire précédente et témoignent de la continuité du travail législatif de la Chambre basse du Parlement.
Pour Aimé Boji, toutefois, l'adoption des lois ne constitue pas une finalité en soi. Le président de l'Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de renforcer le suivi de leur application, mais également de procéder à leur évaluation afin de mesurer concrètement leur impact sur les conditions de vie de la population. L'efficacité parlementaire doit ainsi, selon cette approche, être appréciée au-delà du nombre de textes adoptés.
Cette nouvelle session ordinaire s'ouvre ainsi avec un enjeu qui dépasse la seule production législative : assurer le suivi des décisions prises et leur traduction effective dans la vie quotidienne des Congolais. À travers ce bilan, Aimé Boji Sangara a mis en avant les performances enregistrées par l'Assemblée nationale tout en soulignant la nécessité de renforcer l'évaluation et l'application des lois adoptées.