Par Serge Mavungu
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a réagi, ce mardi 15 septembre 2026, au déroulement de la marche initiée par la coalition C64 dans plusieurs villes du pays. Revenant sur cette mobilisation de l’opposition, il a appelé les acteurs politiques à exercer leur droit de manifester dans le respect de l’ordre public et sans perturber les activités essentielles du pays.
Patrick Muyaya a notamment défendu l’action des forces de sécurité mobilisées pour encadrer la manifestation. Selon lui, leur mission consistait à assurer le maintien de l’ordre et la sécurité de tous, aussi bien des manifestants que des autres citoyens.
Dans ce contexte, le porte-parole du gouvernement a appelé l’opposition à éviter les méthodes susceptibles de conduire à la radicalisation et aux violences. Il estime que la défense des positions politiques peut se faire par d’autres moyens, sans s’attaquer aux secteurs essentiels de la vie nationale.
Il a particulièrement mis en garde contre toute tentative de perturber l’éducation des enfants, alors que la rentrée scolaire est en cours.
« Il ne faudrait pas toucher à un point essentiel comme l’éducation des enfants », a-t-il déclaré, dénonçant les actions susceptibles de semer la peur chez les parents et d’empêcher les enfants de se rendre à l’école.
Patrick Muyaya a également relevé que, malgré la mobilisation de l’opposition, les activités institutionnelles se sont poursuivies normalement. Il a notamment cité les travaux liés au projet de loi de finances 2027 ainsi que la rentrée parlementaire au Sénat et à l’Assemblée nationale.
Revenant sur les incidents enregistrés en marge de la marche, le porte-parole du gouvernement a salué le professionnalisme de la Police nationale congolaise qui, selon lui, « malgré les provocations, n’a pas cédé ». Il a annoncé qu’un bilan consolidé des incidents serait communiqué par les autorités compétentes.
Dans son intervention, Patrick Muyaya a enfin replacé cette mobilisation dans le contexte politique actuel, marqué par l’appel au dialogue lancé par le président de la République. Il a invité les différents acteurs à s’inscrire dans cette démarche plutôt qu’à recourir à des actions susceptibles de paralyser le pays.
« La démocratie nous autorise à nous opposer, mais la patrie nous interdit de nous dissoudre », a-t-il rappelé, estimant que la préservation de la République passe également par la protection des enfants, des policiers et de l’ensemble de la population.