Par Gloire Balolage
Les sénateurs ont repris leurs activités au Palais du peuple ce mardi 15 septembre 2026, conformément à la date constitutionnelle d'ouverture de la session ordinaire de septembre. Cette rentrée parlementaire intervient après les vacances parlementaires et sera principalement consacrée à l'examen de la loi de finances pour l'exercice 2027.
À l'ouverture de cette nouvelle session, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a clairement affiché les priorités de la Chambre haute. Dans son discours, il a indiqué que le Sénat entendait veiller à ce que le prochain budget national prenne davantage en compte les exigences liées à l'équité territoriale, en particulier dans la répartition et le financement du développement à travers le pays.
Pour le président du Sénat, le développement harmonieux de la République démocratique du Congo passe notamment par un financement plus efficace des provinces et des Entités territoriales décentralisées (ETD). Jean-Michel Sama Lukonde a ainsi insisté sur la nécessité de rendre effectifs les mécanismes constitutionnels prévus pour assurer le transfert des ressources au bénéfice des entités concernées.
Devant plusieurs invités, parmi lesquels la Première ministre Judith Suminwa, le président du Sénat a également placé la question de l'autonomie des provinces et des ETD au cœur de son intervention. Il a estimé que la décentralisation devait désormais dépasser le stade des intentions pour se traduire par des réalisations concrètes sur le terrain.
Dans cette perspective, Jean-Michel Sama Lukonde a particulièrement évoqué trois priorités : les recettes dues aux provinces, l'opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation ainsi que le transfert effectif des compétences. Selon lui, ces différents mécanismes doivent connaître des avancées concrètes afin de donner une portée réelle à la décentralisation.
Le président du Sénat a ainsi placé l'équité territoriale parmi les principaux enjeux liés à l'élaboration du budget 2027. Son intervention met en avant la nécessité de mieux prendre en compte les provinces et les Entités territoriales décentralisées dans les choix budgétaires, alors que la Chambre haute se présente comme l'émanation des provinces.
Pour rappel, ce même mardi 15 septembre, la Première ministre Judith Suminwa a déposé au bureau de l'Assemblée nationale le projet de loi de finances pour l'exercice 2027, après son adoption par le gouvernement. Présenté en équilibre en recettes et en dépenses, le texte est chiffré à 56 929 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains. Ce projet de budget doit désormais être examiné par le Parlement.