Par Denise Kyalwahi
L'insécurité continue de perturber la vie pastorale et sociale des chrétiens de la paroisse Saint-Mathias-Mulumba de Mangina, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Les trois secteurs qui composent cette paroisse fonctionnent au ralenti depuis les derniers massacres enregistrés dans la région. La persistance des violences a entraîné le déplacement de plusieurs familles, tandis que de nombreux chrétiens ne peuvent plus accéder à leurs champs, compromettant ainsi leurs moyens de subsistance.
Cette situation affecte directement la participation des fidèles aux activités religieuses et complique le fonctionnement des différents secteurs de la paroisse. La perte des sources de revenus fragilise davantage des communautés déjà éprouvées par les violences et les déplacements.
Pour l'abbé Marie-Crispin Ngwali, curé de la paroisse Saint-Mathias-Mulumba de Mangina, le retour de la paix est indispensable à la reprise d'une vie normale.
Selon lui, l'amélioration de la situation sécuritaire permettrait aux chrétiens de regagner leurs activités, de retrouver leurs moyens de subsistance et de contribuer à nouveau au développement de leurs communautés.
Le curé appelle ainsi au rétablissement durable de la paix et de la sécurité dans la région, afin de favoriser la reprise des activités pastorales et socio-économiques à Mangina.