Dithyrambique, C'est le moins que l'on puisse dire d'Olivier Kamitatu, Directeur de cabinet de Moïse Katumbi, qui a été élogieux envers Delly Sessanga, membre du G13, ce groupe de députés et autres personnalités auteur de la Proposition de Loi électorale déclarée recevable à l'Assemblée nationale hier lundi 2 mai 2022.
"Félicitations à Delly Sessanga qui avec brio met un terme à l’entreprise savante des charlatans qui lient la notion de loyauté à la couleur de peau", a posté Kamitatu sur Twitter, tressant ainsi des lauriers au leader d'Envol qui, en répondant aux préoccupations des députés nationaux sur la Proposition de Loi de G13, a réfuté la suggestion d'exclure de la présidentielle tout candidat dont l'un des parents n'est pas Congolais d'origine.
Cette suggestion, émise par le député Nsingi Pululu, est perçue par Kamitatu comme une "thèse scabreuse (qui) tient d’un racisme scientifique qui heurte la Constitution" et surtout comme une manœuvre visant à exclure Moïse Katumbi de la course à la magistrature suprême en 2023.
A cette problématique, Sessanga a répondu: "La question de l’exigence des Congolais de père et de mère est hors du périmètre de la présente réforme. La proposition du collègue Nsingi Pululu se heurte à notre Constitution et je voudrais le rencontrer par des éléments de réponse". Et de brandir ce principe de droit: «ubi lex non distinguit, non debemus», entendez «Là où la loi n’a pas distingué. Nous ne devons introduire de distinction».
Ragaillardi par cette réponse de Sessanga, qui sonne dans le camp d'Ensemble comme un feu vert à la candidature de Katumbi à la prochaine présidentielle, Kamitatu a conclu sa sortie sur Twitter en établissant: "le pouvoir ne se gagne pas au prix de l’exclusion".