Par Serge Mavungu
La question liée à la gouvernance sécuritaire intéresse au plus haut point le Réseau Gouvernance Économique et Démocratie (REGED).
C'est ainsi que dans le cadre du projet Ensemble pour la sécurité et la paix à l'Est de la RDC (ESPER) appuyé par VNG international et Cordaid, le Directeur Exécutif du REGED et Team Leader de la Gouvernance Économique de la société civile, Bishop Abraham Djamba, a, dans un échange avec la presse mercredi 31 septembre 2022, présenté la Note de motivation de la demande citoyenne pour budgétiser la gouvernance sécuritaire participative et inclusive sous le thème central : Sécuriser chaque centimètre carré du territoire national, une responsabilité quotidienne en gouvernance sécuritaire dans la gestion quotidienne de la territoriale.
"Les Organisations de la Société civile signataires de la présente note soutiennent que le Gouvernement de la République et le Parlement ont la responsabilité d'assurer que le budget du pouvoir central, exercice 2023, reflète la volonté des institutions publiques de mettre en œuvre la gouvernance sécuritaire inclusive , préventive et efficace. Elles demandent l'inscription d'une ligne libellée : "Appui à la Gouvernance sécuritaire" dans la section 25 : "Intérieur et sécurité " dans le Projet de loi des Finances exercice 2023 . Ceci , en attendant l'élaboration , la validation et l'adoption de la Politique Nationale de gouvernance sécuritaire dans la gestion de la territoriale", a déclaré Bishop Abraham Djamba.
L'inscription de la susdite ligne dans le budget du pouvoir central, a-t-il ajouté, est demandée pour budgétiser les neuf grandes priorités suivantes :
1) L'adoption du document de Politique Nationale de gouvernance participative et inclusive en matière de sécurité dans la gestion quotidienne de la territoriale, 2) Le fonctionnement des Comités Locaux de Sécurité ,
3) Le paiement des salaires et primes des autorités territoriales ( Administrateurs et leurs adjoints ... ) , cadres territoriaux et membres des services de sécurité ,
4) Le renforcement des capacités des acteurs étatiques et non étatiques impliqués dans la gouvernance sécuritaire ,
5) La mise en place d'un système digitalisé / informatisé de collecte , d'analyse , de partage / transmission des informations sécuritaires à temps réel ( rapide ) et de feedback dans la gestion de la territoriale ,
6) L'établissement des diagnostics participatifs et inclusifs de sécurité ainsi que l'élaboration des Plans d'Action Sécuritaire / PAS dans les 145 territoires et la mise en oeuvre de ces Plans d'Action de Sécuritaire ,
7) Le suivi , l'accompagnement pratique et l'évaluation des performances des Comités Locaux et Provinciaux de Sécurité sur base des indicateurs de performance , impliquant les structures communautaires et de la Société civile ,
8) L'évaluation périodique de la mise en oeuvre du Plan d'Action Prioritaire du Ministre de l'intérieur , Sécurité , Décentralisation et Affaires Coutumières avec l'implication des Gouverneurs , des responsables des services et des animateurs desu organisations de la société civile.
9) L'exécution à 80 % au moins de ce budget.
Il sied par ailleurs de souligner que cette Note de Plaidoyer est produite en conclusion de l'atelier de réflexion sur le thème " Demande Citoyenne de Budgétisation de la Gouvernance Sécuritaire " , organisé du 20 au 22 juillet , par le Réseau Gouvernance Economique et Démocratie , REGED , en collaboration avec d'autres organisations de la société civile.
Présent à cette activité, le Coordonnateur de RRSSJ, Emmanuel Kabengele Kalonji s'est réjouit du travail abattu par la société civile pour cette fin utile.