Par Serge Mavungu
72 heures après la prestation de serment du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, devant la Cour constitutionnelle, le regroupement politique Le Centre, par le biais de l'un de ses ténors, Germain Kambinga, a présenté ce mardi 23 janvier 2023, devant la presse, ce que doit être, à l'en croire, les 12 travaux prioritaires du nouveau quinquennat du Chef de l'État. Le Centre voudrait, par la présentation de ce jour, offrir très modestement sa contribution à la mise en œuvre des six engagements du Président de la République, à travers des propositions méthodologiques et des actions spécifiques, qui semblent essentielles à l’inscription dans la postérité du mandat en cours de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. De ces 12 points, la rédaction d'Opinion-info en a épinglé l'essentiel.
Pour le Centre, le Chef de l'État doit prioriser six piliers d’investissements massifs, à travers les ressources budgétaires, soit 1 milliard par pilier chaque année durant cinq ans, dans le domaine de la sécurité; de l'éducation et formation; de la santé; de l'énergie; de l'infrastructure; de logement et transport; de l'agriculture; et la méthodologie à appliquer pour la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement, qui peut être répliquée dans ces différents secteurs, afin d’impulser une vraie dynamique de développement en 5 ans.
"L’évolution significative de notre budget le permettra, pour autant que la rationalisation des dépenses publiques se fassent comme un impératif de gouvernance porteuse des résultats socioéconomiques tangibles. Les dépenses liées au train de vie de l’État doivent être gelées pour permettre d’augmenter le niveau de l’investissement public rendu possible par les performances budgétaires des deux dernières années", a-t-il ajouté.
Et d'indiquer : "Créer un Fonds National de développement par la fusion des comptes spéciaux de l’État. Les comptes spéciaux sont pour l’essentiel alimentés par les ressources issues de la parafiscalité, et se regroupent dans certains établissements publics comme le FPI, FONER, FOMIN, etc…Toutes ces structures mobilisent à ce jour près d’un milliard de dollars par an. Les fusionner permettrait à la RDC, en application des méthodes modernes de management financier, plus précisément de l’économie financière, d’avoir accès à des possibilités de financement extérieurs importants hors budget. De plus, cette structure pourrait, à travers la création d’un actif financier d’une maturité de 10 à 20 ans, lever des fonds pour accompagner les efforts de la RDC, dans la réalisation de ses objectifs de développement. Avec une telle structure, la RDC pourrait, sans énerver ses accords avec le FMI, avoir accès à des ressources bilatérales, multilatérales et aux différents marchés financiers pour près de 10 milliards à des taux raisonnables, compte tenu de sa notation actuelle par les agences internationales de notation. Si nous ajoutons à cela le bénéfice rentier de 7 milliards attendu du contrat chinois revisité, nous aurons un matelas financier suffisamment fourni et à même d’aider substantiellement le Congo à accélérer ses investissements publics, avec des effets d’entrainement sans précédent dans l’histoire de notre pays, depuis les indépendances".
La signature, ajoute-t-on, d'un partenariat militaire offensif avec une Nation non concurrente géopolitiquement avec la nôtre, et qui serait disposée par son expertise à nous accompagner militairement, pour éradiquer les groupes armés, avec, en tête, le M23, et sécuriser les frontières de la RDC -République démocratique du Congo- contre toute menace extérieure.
"Il nous faudra en parallèle faire une plainte officielle de la RDC contre le Rwanda auprès de la Cour internationale de justice, la plus haute juridiction des Nations unies", a-t-il souligné.
D'après Germain Kambinga, l'assainissement et la promotion de l’espace journalistique comme fondement d’une société démocratique dans laquelle l’accès à l’information vraie est un droit, doit figurer parmi les 12 points importants.
Il convient de signaler que Le Centre se veut une force des propositions et non des contestations.