Discours de Joseph Kabila à la Nation congolaise : "une agitation minable héritée de vingt ans de chaos" (Didier Budimbu)

Catégorie
Image
Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs en RDC
Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs en RDC

Par Prehoub Urprus

La sortie médiatique de l’ancien Président Joseph Kabila, quelques jours après la levée de ses immunités par le Sénat, continue de faire réagir. Ce dimanche, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a exprimé une critique virulente à l’encontre de celui qu’il accuse d’avoir "alimenté une rébellion" et laissé en héritage "des pertes humaines et financières considérables."

Dans un ton cinglant, Budimbu a dénoncé "dix-huit ans de mauvaise foi et d'absence totale", estimant que le retour médiatique de Kabila n’est qu’un "théâtre" visant à semer la division.

"Nous assistons à une vulgaire agitation minable qui n’a cessé de coûter à notre cher pays. Un héritage de morts et de chaos depuis plus de vingt ans", a-t-il lancé.

Le ministre a, par ailleurs, opposé à ce qu’il qualifie de "mise en scène médiatique" les valeurs de stabilité et de légalité que prône l’actuel Gouvernement.

"La démocratie, fondation incontestable de notre société, ne saurait être manipulée par la haine gratuite et la violence", a-t-il affirmé, appelant à rejeter cette tentative de "retour en arrière."

Didier Budimbu a conclu son intervention en appelant à la cohésion autour de la République et à la solidarité avec les populations affectées par le conflit dans l’Est du pays.

"Notre avenir, c’est la stabilité, le progrès, et surtout, le respect de nos lois. Ce retour en arrière, cette farce grotesque, ne sera tout simplement jamais tolérée", a-t-il déclaré.

"Continuons à aller de l’avant et défendre notre nation contre ceux qui ne méritent que l’oubli. Notre engagement profond demeure envers la République et nos frères et sœurs à l'Est !", exhorte-t-il.

Cette sortie intervient alors que le climat politique reste tendu, dans un contexte où l’ancien chef de l’État est désormais exposé à des poursuites, notamment dans le cadre de dossiers sensibles portés devant la Haute Cour militaire.

Lundi 26 mai 2025 - 10:07