Par Serge Mavungu
Le Front Anti-Dialogue a lancé, le week-end dernier, un appel solennel au peuple congolais pour rejeter ce qu’il qualifie de "dialogues mascarades", estimant qu’ils n’ont apporté ni sécurité ni justice aux populations de l’Est de la RDC.
Dans une déclaration rendue publique, à Kinshasa, le coordonnateur national de ce mouvement, Dieudonné Nkishi affirme que la multiplication des rencontres diplomatiques a trop souvent servi à retarder des décisions concrètes et à offrir une caution morale à ceux qui continuent d’imposer la loi des armes. Selon lui, le dialogue ne peut pas remplacer la sécurité, l’État de droit et la restauration de la souveraineté nationale.
Se référant à l’histoire militaire du pays, le Front Anti-Dialogue rappelle que le peuple congolais a toujours résisté et remporté des batailles face aux menaces extérieures comme intérieures. Il invite ainsi les citoyens à rester mobilisés, informés et solidaires pour défendre la patrie, qu’il considère en situation d’agression étrangère.
Le mouvement critique par ailleurs un discours jugé démobilisateur qui présenterait les Congolais comme incapables de défendre leur pays. Il insiste sur la nécessité de faire face à la guerre actuelle avec courage civique, détermination non-violente et exigence de résultats concrets.
S’adressant à l’élite politique, économique et intellectuelle, le Front Anti-Dialogue exhorte chacun à mettre ses compétences au service de la nation. Il appelle également les autorités publiques à prendre des mesures jugées courageuses, adaptées au contexte de guerre, et interpelle la communauté internationale sur son rôle dans la recherche de solutions justes et durables.
Enfin, le mouvement annonce le lancement d’une pétition nationale, l’organisation de manifestations pacifiques et des campagnes de sensibilisation, afin de pousser à l’adoption de mesures concrètes pour mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC.