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RDC : Julien Paluku Kahongya ouvre une action disciplinaire contre le DG de l’OCC pour fautes lourdes et un manque à gagner de 25 millions USD

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Le DG de l’OCC [photo d’illustration]
Le DG de l’OCC [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a saisi, par une correspondance datée du 28 janvier 2026, le Directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Tshimanga Mutombo, pour l’ouverture d’une action disciplinaire, pour fautes de gestion lourdes, insubordination et mise en péril des intérêts de cet établissement public placé sous sa tutelle.

Dans cette lettre officielle, le ministre fait état de faits qu’il qualifie de « gravité exceptionnelle », évoquant une volonté manifeste de s’affranchir des règles administratives, financières et éthiques régissant l’OCC. Il reproche notamment au responsable de l’Office une gestion jugée irresponsable des ressources humaines, marquée par des recrutements qu’il estime contraires aux instructions d’austérité, alors même que l’entreprise éprouve des difficultés récurrentes à payer régulièrement les salaires du personnel.

Le ministre du Commerce extérieur fait également état de la mise en place présumée d’un système informatique parallèle pour la gestion du contrôle des importations. Selon la correspondance, ce dispositif fonctionne en marge des protocoles officiels, particulièrement au niveau de la direction provinciale de Matadi, avec un déploiement en cours dans l’espace Katanga, traduisant, selon le ministre, une tentative de généralisation à l’échelle nationale.

La lettre évoque, par ailleurs, un manque à gagner financier évalué à plus de 25 millions de dollars américains pour l’exercice 2025, attribué à l’utilisation frauduleuse d’attestations de vérification, notamment celles liées à BIVAC BV. Le ministre parle d’un préjudice grave pour l’OCC et, par ricochet, pour le Trésor public.

Face à ces accusations, Julien Paluku Kahongya enjoint le Directeur général de l’OCC de fournir, dans un délai de vingt jours, des explications écrites et documentées, notamment sur les recrutements opérés en dépit d’une interdiction formelle, l’identité des concepteurs et administrateurs du système informatique parallèle, ainsi que sur l’évaporation présumée des recettes liées à plus de 6 600 dossiers d’attestations de vérification, dont la majorité concernerait Matadi.

Le ministre justifie cette démarche par l’urgence de préserver le patrimoine de l’État et d’assurer une gestion conforme aux règles en vigueur au sein de l’Office congolais de contrôle.

Jeudi 29 janvier 2026 - 21:34