Par Don Benjamin Makolo
Dans une lettre ouverte adressée à la Première Dame, Marie-Ange Mushobekwa a exprimé son appréciation pour la promptitude de Dénise Nyakeru Tshisekedi face à l’incident survenu au CNPP de Kinkole, qui avait choqué l’opinion publique.
« Chère grande-sœur, j’apprécie votre sensibilité de femme et de mère, à travers votre réaction rapide par rapport à la gravité des faits et l’horreur des images que nous avons tous vus défiler sur la toile », écrit-elle. Pour Marie-Ange Mushobekwa, « ces actes ne peuvent pas rester sans conséquences » et elle se joint à la Première Dame pour demander que « justice soit rendue à cette dame ».
Cependant, elle déplore ce qu’elle qualifie de « sensibilité à géométrie variable » : « Vous n’êtes pas sans savoir que mes enfants, Claudien (18 ans) et Christopher (17 ans), orphelins et sans défense, ainsi que leur ami Noa (17 ans), ont été séquestrés, ligotés et torturés presqu’à mort par un haut cadre de l’ANR, Philemon Mambabwa. »
Marie-Ange Mushobekwa souligne que ses enfants n’avaient rien à voir avec ses opinions politiques, qu’elle décrit comme républicaines. Elle se félicite toutefois du traitement reçu de la justice depuis ce drame : « La justice nous traite avec respect et équité. Le ministre de la Justice et l’administrateur de l’ANR ont eu des mots justes pour consoler nos enfants et leur apprendre à avoir foi en la République, notre RDC à tous. »
Elle conclut sa lettre sur une note d’espoir : « La manière dont la justice se comporte avec nous, et traite nos enfants victimes d’un abus de pouvoir, me permet de continuer à croire qu’un Congo nouveau et transformé est possible. C’est une question de choix et de volonté. »