Par Patrick Kitoko
Dans une déclaration rendue publique récemment, Jean Claude Katende a exprimé de vives préoccupations concernant les processus de dialogue impliquant le régime de Paul Kagame et certains acteurs congolais. Selon lui, ces initiatives auraient, depuis 1997, servi de stratégie pour infiltrer et affaiblir la République démocratique du Congo.
Dans son message, l’activiste affirme que « depuis 1997, le dialogue a toujours été une stratégie de Kagame et ses alliés (étrangers et congolais) pour infiltrer le Congo et pour l’affaiblir ». Il invite ainsi les citoyens à tirer les leçons du passé et à faire preuve d’une vigilance accrue face aux nouvelles démarches diplomatiques ou politiques présentées comme des solutions aux crises persistantes dans la région.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des tensions récurrentes entre la RDC et le Rwanda, sur fond d’accusations d’ingérence et de soutien à des groupes armés actifs dans l’est du pays. Les initiatives de dialogue, souvent soutenues par des partenaires régionaux ou internationaux, sont régulièrement présentées comme des voies de sortie de crise, mais suscitent également méfiance et controverse au sein de l’opinion publique congolaise.
Jean Claude Katende insiste sur la nécessité d’une conscience citoyenne renforcée : « Être trompé pour une fois, c’est supportable, mais pas pour la deuxième fois. Agissons comme des citoyens avertis ». À travers cet appel, il exhorte la population et les décideurs à analyser avec prudence les propositions de négociation et à privilégier les intérêts souverains du pays.
Alors que les perspectives de stabilisation de l’Est congolais demeurent incertaines, ce plaidoyer relance le débat sur l’efficacité des mécanismes de dialogue engagés depuis plus de deux décennies et sur les garanties nécessaires pour préserver l’intégrité et la souveraineté nationales.