Par Prosper Buhuru
Réuni en conclave du 6 au 8 avril 2026, le Mouvement Sauvons la RDC, piloté par l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a vivement critiqué les accords conclus entre Kinshasa et les États-Unis, en particulier celui relatif à l’accueil de migrants refoulés.
Dans son communiqué final, le mouvement dénonce une gestion jugée opaque de ces engagements internationaux et accuse le pouvoir en place de compromettre les intérêts nationaux. Les signataires pointent notamment un accord qui, selon eux, transformerait la République démocratique du Congo en « dépotoir humain ».
Au-delà de la question migratoire, ils s’inquiètent également d’un accord sanitaire qu’ils estiment contraire à l’éthique médicale et au droit à la protection des données personnelles. Ces engagements sont perçus comme symptomatiques, selon eux, d’une gouvernance prête à « brader » les ressources et la souveraineté du pays.
Le mouvement critique ainsi une stratégie diplomatique qu’il juge orientée vers la survie politique du régime plutôt que vers la défense des intérêts des Congolais. Il rappelle que les ressources et le territoire national constituent un patrimoine collectif qui ne saurait faire l’objet de concessions unilatérales.
À travers cette prise de position, les membres du conclave entendent alerter l’opinion sur les implications de ces accords et relancer le débat sur la souveraineté nationale, dans un contexte déjà marqué par des tensions politiques et sécuritaires persistantes.