Par Grevisse Tekilazaya
Un délai de 48 heures a été accordé à trois membres du gouvernement Suminwa pour répondre aux préoccupations des élus nationaux. Il s’agit des ministres de la Formation professionnelle, des Mines et des Affaires foncières.
La première question, initiée par le député national Élie Kambale Musavuli, visait le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila. Les échanges ont porté sur la situation des centres de formation professionnelle à travers le pays, notamment les difficultés liées aux infrastructures, aux équipements et aux conditions d’apprentissage.
Face aux préoccupations soulevées par l’élu, le ministre a reconnu plusieurs contraintes structurelles affectant le secteur. Il a toutefois présenté les actions entreprises par son ministère pour améliorer les capacités d’accueil des établissements et renforcer l’encadrement des apprenants.
La deuxième question orale avec débat, portée par le député national Pierre Sumey Kitenge, a été adressée au ministre des Mines, Louis Kabamba Watum. Les discussions ont principalement concerné le système de quotas d’exploitation du cobalt instauré par l’ARECOMS, la suspension des activités de certaines entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère, ainsi que la participation des travailleurs congolais au capital des sociétés minières.
Dans ses réponses, le ministre a soutenu que les mesures prises s’inscrivent dans une logique de régulation du secteur minier et de préservation des intérêts économiques nationaux. Il a également insisté sur la volonté du gouvernement d’assurer une meilleure redistribution des richesses issues de l’exploitation minière.
La troisième question orale, initiée par le député national Steve Mbikayi, a été adressée à la ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele. Les échanges ont porté sur la régularité des procédures de lotissement ainsi que sur le respect des servitudes d’utilité publique.
La ministre a évoqué plusieurs difficultés auxquelles son secteur demeure confronté, notamment en matière d’organisation foncière et de moyens d’intervention. Elle a également plaidé pour un accompagnement budgétaire accru afin de permettre une gestion plus efficace des questions foncières.
Ces différentes interventions ont donné lieu à un débat général marqué par les observations et recommandations de plusieurs députés nationaux.