Breaking News

Infrastructures majeures en Afrique centrale : Kinshasa et Brazzaville accélèrent la concrétisation du pont route-rail stratégique sur le fleuve Congo

Catégorie
Image
Le ministre des Transport, Jean-Pierre Bemba, et sin homologue du Congo-Brazzaville, Jean-Jacques Bouya
Le ministre des Transport, Jean-Pierre Bemba, et sin homologue du Congo-Brazzaville, Jean-Jacques Bouya

Par Gloire Balolage

Le projet de pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville vient de franchir une nouvelle étape décisive avec la signature, le mardi 26 mai 2026, de l’appel à propositions entre les deux États congolais. Cette avancée marque un tournant important dans la concrétisation d’un ouvrage longtemps présenté comme stratégique pour l’intégration régionale et la fluidification des échanges entre les deux capitales voisines séparées par le fleuve Congo.

L’acte a été paraphé côté congolais par le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, et, pour la République du Congo, par Jean-Jacques Bouya. Les deux responsables ont officialisé ce document dans le cadre de la coopération bilatérale entre Kinshasa et Brazzaville, renforçant ainsi la dynamique commune autour de ce projet d’infrastructure majeur.

L’appel à propositions est destiné aux cinq soumissionnaires déjà préqualifiés lors de la phase précédente du processus. Cette étape vise à encadrer la sélection des partenaires techniques et financiers appelés à intervenir dans la réalisation du projet, en garantissant une compétition structurée et conforme aux exigences du marché.

Cette annonce intervient en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement organisées à Brazzaville du 26 au 29 mai, un cadre diplomatique et économique qui a permis aux deux gouvernements de rendre public le lancement officiel de cette nouvelle phase. Les deux capitales, considérées comme les plus proches au monde, réaffirment ainsi leur ambition de renforcer leur connectivité.

Sur le plan technique, l’ouvrage projeté s’étendra sur 1 575 mètres au-dessus du fleuve Congo, dans la zone de la commune de Maluku. Il comprendra deux fois deux voies routières ainsi qu’une voie ferrée, constituant une infrastructure multimodale pensée pour le transport des personnes et des marchandises.

Le coût global est estimé à environ 441 millions d’euros, tandis que les voies d’accès dans les deux pays bénéficient déjà d’un financement de la Banque africaine de développement. Les retombées attendues de ce projet sont jugées importantes, notamment en termes de réduction des coûts de transport, de gain de temps pour les usagers et de diminution des délais d’immobilisation des marchandises.

Les experts évoquent également un taux de rentabilité estimé à 16 %, signe du potentiel économique de cet investissement structurant pour la région. Lors de la cérémonie tenue à Kintélé, Jean-Pierre Bemba a insisté sur l’impact transformateur de cette infrastructure pour les deux économies.

Il a également lancé un appel aux investisseurs, développeurs et groupements préqualifiés afin qu’ils s’impliquent activement dans les prochaines phases du projet, notamment le financement, la construction et l’exploitation, dans une logique de partenariat public-privé orienté vers le développement durable.

Étiquettes
Mercredi 27 mai 2026 - 13:37