Par Prosper Buhuru
Après plusieurs semaines de paralysie des services administratifs, un début de sortie de crise se dessine entre le gouvernement provincial de Kinshasa et les représentants des agents publics. Les deux parties ont conclu, ce vendredi 17 juillet, un accord prévoyant l'instauration d'un service minimum à partir du lundi 20 juillet 2026.
La décision est intervenue à l'issue des discussions entre l'Exécutif provincial et l'Intersyndicale urbaine de Kinshasa (INAK), qui avait déclenché un mouvement de grève générale le 22 juin dernier pour réclamer le paiement des arriérés de rémunération.
Selon le protocole d'accord, le gouvernement provincial s'engage à relancer, dès le 21 juillet, le paiement de la paie complémentaire du premier palier, dont le processus avait été interrompu. Les autorités promettent également de verser deux mois d'arriérés de salaires aux agents et fonctionnaires de la ville, suivant un calendrier qui sera arrêté avec la banque chargée de la paie.
L'Exécutif provincial a, en outre, assuré vouloir instaurer une meilleure régularité dans le paiement des rémunérations grâce à la mise en œuvre du compte unique du Trésor urbain, présenté comme un mécanisme destiné à améliorer la gestion financière de la ville.
En contrepartie de ces engagements, l'Intersyndicale a accepté de suspendre partiellement son mouvement en autorisant la reprise des services essentiels sous la forme d'un service minimum. Cette mesure vise à permettre à la population de bénéficier des prestations administratives indispensables tout en laissant se poursuivre les discussions sur les revendications restantes.
Les responsables syndicaux précisent toutefois que cette reprise ne constitue pas la fin du conflit social. Ils conditionnent la poursuite de la trêve au respect effectif des engagements pris par le gouvernement provincial et préviennent qu'en cas de non-exécution, les agents pourraient reprendre les actions de protestation.
Après près d'un mois de blocage, cet accord ouvre ainsi une nouvelle phase de dialogue entre les deux parties, avec l'objectif de rétablir progressivement le fonctionnement normal de l'administration publique de Kinshasa.