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Sommet mondial de la diplomatie : Serge Etinkun Anza appelle la jeunesse africaine à défendre la paix, la souveraineté et le développement

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Serge Etinkun Anza, président de la structure « La Jeunesse Parle »
Serge Etinkun Anza, président de la structure « La Jeunesse Parle »

Par Patrick Kitoko

La jeunesse africaine doit passer des discours aux actes pour contribuer à la construction d'un continent pacifique, souverain et prospère. C'est le message porté par Serge Etinkun Anza, président de la structure « La Jeunesse Parle », qui intervenait ce mercredi 9 septembre à Kinshasa en qualité de parrain d'une session du Sommet mondial de la diplomatie organisé par le Forum international de la jeunesse africaine pour le développement de l'Afrique (FIJADA). Placée sous le thème « RDC, cœur de l'Afrique : la diplomatie contemporaine comme levier pour promouvoir un développement durable », cette session de trois jours réunit des acteurs de la jeunesse autour des enjeux liés à la diplomatie, à la paix, à la souveraineté et au développement du continent.

Dans son allocution, Serge Etinkun Anza a particulièrement insisté sur la situation sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo. Il a dénoncé les conséquences des conflits sur les populations civiles, notamment les déplacements, les violences et les pertes en vies humaines. Pour lui, les souffrances des populations de Beni, Butembo, Goma et d'autres zones affectées par les conflits ne peuvent devenir une réalité banalisée. Il a ainsi appelé à une mobilisation collective en faveur de la paix et de la justice.

« Le peuple congolais a droit à la paix, à la justice et à la pleine maîtrise de son destin », a-t-il martelé.

S'appuyant sur la pensée panafricaine, Serge Etinkun Anza a rappelé la position stratégique de la RDC dans le destin du continent. Il estime qu'un Congo déstabilisé et soumis à la prédation fragilise l'ensemble de l'Afrique, tandis qu'un Congo souverain, stable et en paix peut contribuer à l'essor du continent.

Le président de « La Jeunesse Parle » a dès lors appelé les jeunes Africains à s'approprier les questions de souveraineté et à refuser toute forme d'exploitation des ressources africaines au détriment des populations. Il a également souligné que la défense de la souveraineté ne pouvait se limiter aux facteurs extérieurs. Elle doit, selon lui, s'accompagner d'un combat contre la corruption, l'impunité et les détournements de fonds publics.

« La souveraineté se construit avec des institutions solides, des dirigeants responsables et des citoyens capables de demander des comptes », a-t-il déclaré.

Autre préoccupation soulevée lors de cette rencontre : le chômage des jeunes. Serge Etinkun Anza a appelé les gouvernements africains à apporter des réponses concrètes à cette urgence sociale. Il a notamment plaidé pour une meilleure formation professionnelle, un accès accru au financement, un accompagnement de l'entrepreneuriat et la mise en place de politiques publiques favorisant la création d'emplois durables. Pour lui, les engagements en faveur de la jeunesse doivent être accompagnés de budgets et de résultats vérifiables afin de permettre aux jeunes Africains de vivre dignement de leur travail et de participer pleinement au développement de leurs pays.

Sur le plan politique national, le président de « La Jeunesse Parle » a également réaffirmé son soutien à la démarche de dialogue national portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a estimé que cette initiative pouvait contribuer au renforcement de la cohésion nationale et à la recherche de réponses aux attentes du peuple congolais. Toutefois, ce soutien est assorti d'une exigence : le dialogue doit, selon lui, être orienté vers la paix, la justice et l'intérêt général.

Serge Etinkun Anza a notamment demandé que les victimes des conflits soient entendues et que les aspirations de la jeunesse soient prises en compte dans les discussions.

« Aucun compromis ne doit effacer la dignité des victimes. Aucune ambition de pouvoir ne doit prendre le pas sur la souveraineté nationale », a-t-il prévenu, estimant que la violence ne pouvait jamais constituer un moyen d'accéder aux responsabilités publiques.

Pour le président de « La Jeunesse Parle », la jeunesse ne doit plus être considérée comme une simple spectatrice des grandes décisions nationales et continentales. Elle doit participer à la préparation des politiques publiques, aux débats, aux prises de décisions et à leur mise en œuvre. Il a ainsi appelé les jeunes à se former, à entreprendre, à participer à la vie publique et à résister aux manipulations susceptibles de diviser les communautés.

En conclusion, Serge Etinkun Anza a exhorté les participants au Sommet mondial de la diplomatie à transformer les résolutions du forum en actions concrètes, notamment à travers le renforcement des liens entre organisations de jeunesse, la mise en place de projets communs de formation, d'entrepreneuriat et de solidarité.

Son message s'est résumé en un appel à l'engagement collectif : pour le Congo, la paix et la justice ; pour l'Afrique, l'unité et la souveraineté ; et pour la jeunesse, la responsabilité de construire son propre avenir.

Mercredi 9 septembre 2026 - 16:11