Appuyées par la FLEM, les PVH du Kasaï et du Katanga scellent l’unité de deux régions par une rencontre sportive

Catégorie
Image
Salutations d'avant match entre athlètes
Salutations d'avant match entre athlètes

Par Laurent OMBA

A la suite de la conférence intercommunautaire entre Kasaiëns et Katangais pour la cohabitation pacifique et harmonieuse, la Fondation lève-toi et marche (FLEM), chapeauté par la Sœur Liliane Mujing, a organisé, mardi 17 mai 2022 au Club MIBA de Mbuji-Mayi, une rencontre sportive amicale de volley-ball assis entre les Personnes vivant avec handicap (PVH) de deux communautés.

Les PVH du Katanga ont été plus fortes que celles du Kasaï, battues 3 sets à 0. Elles ont cependant l’occasion de prendre leur revanche ce mercredi 18 mai à 15h lors de la manche retour, organisée à l’initiative de la gouverneure ai du Kasaï Oriental, Jeannette Longa, qui a annoncé sa présence aux côtés des 90 autres invités du Protocole d’Etat.

«A l’initiative de la FLEM, la gouverneure appuie cette idée de réconciliation entre les deux provinces via les PVH. Cette rencontre s’est déroulée dans un climat de paix et dans la bonne ambiance entre les athlètes de ces deux régions», a rapporté Amedée Chapenda, Assistant financier et administratif de la FLEM, ému de vivre comment «les PVH de Mbuji-Mayi ont été valorisées».

De son avis, cette valorisation des personnes handicapées fait «ouvrir une porte pour la prise en compte du handisport par le ministère provincial et surtout la prise en compte du handisport à travers le programme du nouveau gouverneur élu et qui sera défendu d’ici juillet». Dans ce contexte, a souligné Amedée Chapenda, le cahier des charges de la Ligue handisport de Mbuji-Mayi tombe à pic.

A quelques instants de boucler sa mission dans le Kasaï, la délégation de la FLEM, dont le siège est établi à Lubumbashi, s’est dite «satisfaite» pour avoir «atteint notre objectif: prôner le vivre ensemble entre les Communautés du Katanga et du Kasaï. 

Les PVH ont démontré qu’il est possible de se rendre à Mbuji-Mayi, y vivre avec nos frères pendant une semaine. Elles ont démontré par leur expérience, la fausseté des pensées selon lesquelles il est impossible pour les Katangais et les Kasaïens de vivre ensemble dans une région comme dans l’autre».

En plus, Amedée Chapenda a fait noter qu’«avec la FLEM, qui vise la paix dans toute ses dimensions, nous avons prouvé que le sport est un moyen de cohésion sociale. Du point de vue politique, nous sommes satisfaits de l’appropriation de l’activité par le gouvernement provincial à travers l’implication du ministère des sports du Kasaï. Ce qui augure une prise en compte des activités sportives des personnes handicapées».