EPST-Itinérances de Tony Mwaba à travers la RDC: un guerrier intrépide de Fatshi au front pour encadrer la gratuité de l’enseignement primaire

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Le ministre de l'EPST Tony Mwaba préside la cérémonie de la remise de 1000 bancs lors de son itinérance à Goma, Nord-Kivu
Le ministre de l'EPST Tony Mwaba préside la cérémonie de la remise de 1000 bancs lors de son itinérance à Goma, Nord-Kivu

Par Edmond Izuba, envoyé spécial

C’est en guerrier intrépide que Tony Mwaba Kazadi, ministre de l’EPST, a fait le tour du Congo pour jauger l’état de santé de la gratuité de l’enseignement primaire qui, du reste, est satisfaisant. Il a été dans l’espace Equateur et Oriental, dans le Grand Kivu, Katanga, Kasaï, et Bandundu ainsi qu’au Kongo Central et à Kinshasa, pour faire ce constat. Le «Meneur en toge» est en train de récolter les lauriers de sa bravoure et détermination à servir le pays conformément à la vision du Président Tshisekedi sur la gratuité de l’enseignement primaire. De nombreux enseignants à travers la RDC ont témoigné: «Tony Mwaba est l’homme de la situation pour la gratuité. Sa méthode a payé». Pourtant, le changement, comme toujours, a eu la peau dure. Mwaba a cependant trouvé la bonne formule pour faire accepter voire aduler ce changement. Focus sur le redressement de la gratuité par ce ministre brillant.

Les réformes engagées par un pays souverain connaissent toujours moult difficultés pour leur adaptation. Le sous-secteur de l’éducation en RDC n’a pas échappé à cette tradition. Si, d’une part, il a fallu la ferme volonté politique du Chef de l’État pour amorcer la gratuité de l’enseignement primaire, conformément à l’article 43 de la Constitution, resté lettre morte dans les tiroirs pendant plus de 12 ans, il a aussi et surtout été importantissime, d’une autre part, de confier la matérialisation d’une telle réforme majeure à un vrai guerrier, un intrépide. Dans ses rangs, Félix Tshisekedi, usant de son pouvoir discrétionnaire, loin de toute mauvaise influence et lobbying teintés des intérêts purement politiciens, a trouvé l’homme providentiel: Tony Mwaba Kazadi.

Départ raté !

Alors député national, Mwaba a fait mouche lorsqu’il a dénoncé des écoles fictives et autres bévues commises avant son avènement. Aussi, cette période a entre autres été caractérisée par la confusion sûrement sciemment entretenue autour du concept gratuité de l’enseignement. Alors que pour la Constitution, la gratuité est l’apanage du cycle primaire, un ministre, motivé de bloquer la machine, a lui entendu «gratuité de l’enseignement de base», semant une confusion dans l’opinion et dans la tête des enseignants, au point de monter ces derniers contre le programme phare du Président Tshisekedi.

Par gratuité de l’enseignement de base, les enseignants, désorientés, ont attendu que le programme intègre les élèves du secondaire. Dans un secteur fortement marqué par la méfiance des chevaliers de la craie blanche vis-à-vis du gouvernement, le départ a été raté, et le pari risqué, très risqué.

Conséquence: un torrent de protestations des écoles conventionnées catholiques. Les autres écoles ont ensuite emboité le pas. Un blocage sérieux d’abord. Puis, la grève, ajouter à cela la crise de la Covid-19.

Spectre d’une année blanche déjouée !

Le débat sur la gratuité de l’enseignement a enflé. Il s’est exporté jusque dans les états-majors politiques, et a semé la pomme de discorde dans la famille politique du Chef de l’Etat. Pendant ce temps, la grève s’est radicalisée. Les parents, tout comme les élèves, déboussolés. Les signaux d’une année blanche sont au vert, le Cardinal Ambongo est au créneau, les flèches empoisonnées sont lancées vers le Président Tshisekedi. «La gratuité est un mort-né», ont tempêté d’aucuns, affirmant hâtivement que «Tshisekedi a échoué». 

L’affaire est vite politisée. Les détracteurs politiques du régime sont entrés en jeu pour soutenir certains syndicalistes et les encourager à bloquer définitivement la machine.  

Tony Mwaba pour changer la donne

Dans le chaos, Félix Tshisekedi n’a jamais renoncé à sa vision de gratuité de l’enseignement. En rompant avec le FCC, il a choisi de confier le ministère de l’EPST à un homme de confiance, professeur d’université de son état, réputé rigoureux, bosseur et affûté pour faire face à la pression. Le climat est morose quand débarque Tony Mwaba Kazadi, jeune député de l’UDPS, à la tête de l’EPST. A son arrivée, pas d’applaudissement. Mais, il est resté droit dans ses bottes.

Loin des bruits des politiciens, Tony Mwaba, aussitôt installé, a courageusement développé des stratégies et mis à la porte le Secrétaire général à l’EPST pour incompétence. Une décision perçue tel un crime de lèse-majesté par l’intouchable SG Mangobe, aux affaires depuis 2010. Ce dernier, en représailles, a engagé une fronde médiatique contre Tony Mwaba, son désormais pire ennemi, fiché orgueilleux et moins coopératif.

Une énième distraction incapable de détourner le nouveau ministre de l’EPST de la mission délicate lui confiée. Plutôt que de répondre aux détracteurs, il a accéléré les états des lieux sans complaisance. Au terme de cet exercice, les écoles et enseignants fictifs ont été désactivés et écartés de la liste de paie. Grâce au toilettage du fichier de paie des enseignants, Mwaba a permis à l’Etat de récupérer une importante cagnotte, les fuites ayant été bouchées. La donne a changé.

48 réalisations phares en 15 mois

Tony Mwaba a débordé d’initiatives pour faire mentir les mauvaises langues l’ayant fait passé pour un «ministre moins coopératif». Et ce, en mettant en place un contrôle permanent pour jauger la température des revendications des enseignants, et un mécanisme réunissant les enseignants, les parents d’élèves et les écoles autours d’une table de négociations. Il a en outre initié la Table ronde.

Un débat houleux est engagé. De ces discussions ont jailli la lumière ayant permis à Tony Mwaba d’engager des actions à impact réel pour baliser la voie de la gratuité de l’enseignement primaire. En 15 mois passés à la tête de l’EPST, il compte déjà 48 réalisations hautement significatives dans sa gibecière. Opinion-info vous propose quelques-unes des réalisations en lien avec la gratuité de l’enseignement primaire:

- La fiabilisation du fichier de paie par son nettoyage afin d’en élaguer les cas non conformes ;

- La maitrise des effectifs des enseignants et des masses salariales par le contrôle physique mensuel des établissements scolaires et des agents pour la production mensuelle des données statistiques;

- Distribution des bancs, dans le cadre de la campagne d’appui à la gratuité de l’enseignement primaire dénommé «Pas une école sans bancs», aux écoles de Kinshasa, Kasaï-Oriental, Grand-Bandundu, Grand Equateur, Grand-Kivu, Kongo-Central, bientôt Kasaï-Central et Kasaï, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Province Orientale démembrée;

- Paiement des 45.000 enseignants NU du primaire;

- Octroi de la prime de gratuité aux enseignants NU du primaire ;

- Augmentation de 28% du taux de participation à l’ENAFEP grâce à l’application sans failles de la gratuité de l’enseignement;

- Réajustement de la prime de la gratuité à hauteur de 67%;

- Elargissement de la gratuité de l’enseignement primaire aux établissements scolaires privés en termes des frais de participation à l’ENAFEP;

- Etc.