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Goma : La deuxième session de l'Assemblée citoyenne du Centre d'Études pour l'Action sociale a vécu 

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Le centre d'études pour l'action sociale (CEPAS) en sigle [photo d'illustration]
Le centre d'études pour l'action sociale (CEPAS) en sigle [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage 

Le Centre d'Études pour l'Action Sociale (CEPAS) a organisé sa deuxième session de l'Assemblée citoyenne à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, ce mardi 28 mai 2024. L'objectif de cette rencontre était d'aborder divers sujets liés à la démocratie et à la bonne gouvernance dans le pays.

Une des priorités de cette assemblée était d'écouter les idées des citoyens, concernant les textes juridiques de la Constitution de la RDC, son système politique, tout en cherchant des moyens d'améliorer la justice sociale. John Anibal, point focal du CEPAS au Nord-Kivu, a souligné que ces assemblées citoyennes se multiplient dans tout le pays, en vue d'organiser une assemblée nationale à Kinshasa.

Le Professeur Augustin Kahindo, l'orateur du jour, souligne que la République démocratique du Congo n'est pas encore une démocratie aboutie, en raison des inégalités entre citoyens, des difficultés d'accès aux services sociaux de base, et des écarts de traitement entre différentes catégories de la population. Il estime que le pays est en réalité en cours de démocratisation.

Ce politologue souligne que la promotion de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo est une responsabilité partagée entre la société civile, les partis politiques, les gouvernants et les gouvernés. Il insiste sur le fait que chacun a un rôle crucial à jouer, pour renforcer la gouvernance, et que trop souvent les citoyens délèguent cette responsabilité aux dirigeants. 

"Nous ne sommes pas encore une démocratie au vrai sens du mot, puisque l'égalité entre citoyens cause encore un problème, l'accès aux services sociaux des bases pose toujours un problème. Dans notre pays, il y a d'énormes écarts pour le traitement. Le traitement de députés nationaux et les enseignants de l'école primaire ou même d'autres fonctionnaires, il y a lieu de se dire qu'on est loin d'être appelé une démocratie. Je crois qu'on est plutôt dans un processus de démocratisation", dit-il.

Et d'ajouter : "Moi, j'ai dit que les participants devraient s'assumer et savoir qu'ils ont un rôle a jouer; et, notamment, ils peuvent faire des pétitions adressées a l'intention des gouvernants et les rencontrer, pour les contacts directs. Et faire part de leur participation, de leurs desideratas près des autorités, à travers des lettres ouvertes, pour participer à l'amélioration de la gouvernance".

Il a, en fin de compte, mis en avant l'importance pour les citoyens de s'impliquer activement dans le processus démocratique, en assumant leur rôle, en adressant des pétitions aux autorités, en établissant des contacts directs avec les gouvernants, et en exprimant ouvertement leurs attentes et leurs suggestions, pour contribuer à l'amélioration de la gouvernance.

Cette assemblée citoyenne a ainsi permis de mettre en lumière les défis persistants en matière de démocratie et de bonne gouvernance en RDC, tout en soulignant l'importance de l'implication de tous les acteurs de la société, pour construire un système politique plus juste et démocratique.

Mardi 28 mai 2024 - 18:18