Mobondo dans l’ouest de la RDC : l’Armée évoque des complicités politiques proches de la présidence

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Le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole des opérations Ngemba [photo d’illustration]
Le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole des opérations Ngemba [photo d’illustration]

Par Gloire Balolage

Le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le cadre des opérations Ngemba, a lancé de graves accusations contre des proches du pouvoir. Lors d’une conférencede presse tenue, dimanche, à Kilwit, l’officier militaire affirme que certains individus proches de la présidence sont à la tête de la milice Mobondo, responsable d’atrocités dans la province du Mai-Ndombe, même aux alentours de la capitale.

Sans détour, le capitaine Mwalushayi a dénoncé « un double jeu » de la part de ces acteurs politiques.

« Ceux qui tiennent de belles paroles auprès du Président de la République et des autorités compétentes, c’est du flou », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons des preuves. Le danger est que la majorité des gens qui sont derrière les Mobondo sont souvent proches du Président. La journée, ils paraissent comme des agneaux, mais la nuit, ce sont eux qui commandent les Mobondo. »

Les récents affrontements dans le village de Bolingo, situé aux portes de Kinshasa, illustrent la gravité de la situation. Le week-end dernier, 15 miliciens Mobondo ont été tués lors de combats intenses contre les FARDC, qui ont également perdu cinq soldats. L’Armée a souligné sa volonté de mettre fin à ce qu’elle qualifie désormais de « groupe rebelle » ou de « mouvement terroriste », qu’elle juge « bien structuré » et « à prendre au sérieux ».

Lundi 29 décembre 2025 - 22:34