Par la Rédaction
Une alerte a été lancée par le Front populaire pour la libération du Congo (FPLC) au sujet d’un massacre présumé dans la localité de Kasisi, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Dans un communiqué, ce mouvement affirme avoir découvert plusieurs fosses communes dans une zone récemment libérée, évoquant une situation préoccupante qui nécessite des investigations indépendantes.
Selon le FPLC, ces découvertes interviennent après le retrait des éléments du M23 de certaines agglomérations du territoire de Lubero. À la suite de ce retrait, ses combattants disent s’être déployés dans plusieurs zones afin d’assurer la sécurisation des populations civiles, précédemment exposées à la présence des forces ennemies.
C’est dans ce contexte que leurs éléments affirment être arrivés à Kasisi, une localité située sur l’axe Kipese–Lunyasenge. Sur place, ils déclarent avoir mis au jour cinq fosses communes réparties dans deux anciennes positions occupées par leurs adversaires.
D’après les précisions fournies, deux de ces fosses auraient été localisées dans une première position, tandis que trois autres auraient été découvertes dans une seconde. Le communiqué ne donne toutefois aucune indication sur l’identité des victimes ni sur les circonstances exactes de leur mort.
Le FPLC indique également ne pas être en mesure de déterminer, à ce stade, le nombre de personnes enterrées dans chacune de ces fosses. Cette incertitude renforce les préoccupations quant à l’ampleur réelle des pertes humaines dans cette zone marquée par des affrontements armés.
Face à cette situation, le mouvement appelle à l’intervention d’experts de la communauté internationale. Il souhaite que des enquêtes soient menées afin de faire la lumière sur ces découvertes et d’établir les faits de manière indépendante et crédible.
Cette alerte intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est de la République démocratique du Congo, où les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences armées.