Par Serge Mavungu
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) appelle le Gouvernement et le Parlement à renforcer les moyens financiers mis à sa disposition afin de lui permettre de remplir efficacement son mandat. Le président de cette institution, Paul Nsapu, a lancé cet appel à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée plénière de la CNDH pour l’année 2026.
Dans son discours d’ouverture, Paul Nsapu a déploré l’insuffisance des ressources budgétaires allouées à la CNDH, estimant que cette situation limite considérablement ses capacités d’intervention sur le terrain. Selon lui, plusieurs activités jugées prioritaires n’ont pu être réalisées en raison des contraintes financières auxquelles l’institution demeure confrontée.
Malgré ces difficultés, la CNDH affirme avoir poursuivi l’essentiel de ses missions, notamment à travers la publication de déclarations et de communiqués, la formulation d’avis et de recommandations aux pouvoirs publics, le suivi des violations des droits de l’homme, le traitement des plaintes, les visites des lieux de détention ainsi que les activités de sensibilisation.
Pour le président de la CNDH, ces contraintes financières ne doivent cependant pas compromettre l’efficacité d’une institution chargée de veiller à la promotion et à la protection des droits fondamentaux.
Paul Nsapu a ainsi plaidé pour que le Parlement et le Gouvernement prennent des dispositions afin de doter la CNDH d’un budget adéquat et de faciliter, dans les délais, le décaissement des fonds nécessaires à l’exécution de ses missions.
Cette question figure parmi les enjeux de la session ordinaire qui s’est ouverte à Kinshasa, aux côtés de l’évaluation de la mise en œuvre du plan opérationnel de l’institution, du suivi des résolutions de la précédente session et de l’examen de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo.
À travers ces travaux, la CNDH entend notamment réajuster ses priorités, améliorer ses capacités d’intervention et renforcer sa présence sur le terrain dans un contexte marqué par la persistance de nombreux défis sécuritaires, humanitaires et sociaux.