Par Patrick Kitoko
Le maintien par les autorités de Kinshasa du contrôle des documents des véhicules, notamment la vignette et le contrôle technique, suscite des réactions. Jean-Claude Katende appelle les autorités provinciales à revoir le calendrier de cette opération, estimant que sa mise en œuvre coïncide avec une période particulièrement sensible : la rentrée scolaire.
Dans une déclaration, le président de l’Association africaine des droits de l’homme (ASADHO) demande aux autorités de la ville de Kinshasa de reporter le contrôle des documents des véhicules à une semaine après la rentrée scolaire.
Pour Jean-Claude Katende, le choix de cette période risque d’aggraver les difficultés auxquelles seront confrontées les familles kinoises dès la reprise des cours.
« Le contrôle des documents coïncide avec la rentrée scolaire dans une ville où le transport public n’existe pas. Pensez-vous à la souffrance que les parents vont vivre ce jour-là avec leurs enfants ? », s’interroge-t-il.
Jean-Claude Katende estime que le problème ne réside pas dans le principe du contrôle des documents des véhicules, mais plutôt dans le moment choisi par les autorités pour mener cette opération. Il redoute notamment que les contrôles entraînent des perturbations supplémentaires dans la circulation et réduisent davantage le nombre de véhicules disponibles pour le transport des élèves et de leurs parents.
« La période est mal choisie », insiste-t-il, appelant ainsi les autorités provinciales à privilégier un calendrier permettant d’éviter une pression supplémentaire sur les familles.
La rentrée scolaire constitue en effet une période de forte mobilité à Kinshasa. Chaque matin, des milliers d’élèves et leurs accompagnateurs doivent emprunter les moyens de transport disponibles pour rejoindre les établissements scolaires. Dans une capitale confrontée depuis plusieurs années à des difficultés de mobilité, tout renforcement des contrôles susceptibles d’immobiliser des véhicules pourrait, selon l’acteur de la société civile, avoir des conséquences directes sur les usagers.
Pour Katende, les autorités devraient donc tenir compte de cette réalité sociale avant de maintenir l’opération à la période initialement prévue.
Son appel intervient alors que les autorités de Kinshasa maintiennent leur décision de renforcer le contrôle des documents des véhicules, dans le cadre des mesures visant à s’assurer de la conformité des véhicules circulant dans la capitale. À travers sa sortie, Jean-Claude Katende demande surtout aux autorités de faire preuve de souplesse et de décaler l’opération d’une semaine après la rentrée scolaire, afin de ne pas ajouter une difficulté supplémentaire aux parents et aux élèves.