Par Serge Mavungu
La province de l’Équateur a procédé à la restitution officielle et à la validation des résultats de l’évaluation juridique infranationale du Règlement Sanitaire International (RSI 2005), un exercice destiné à analyser les textes provinciaux existants et à identifier les réformes nécessaires pour renforcer la préparation et la riposte aux urgences de santé publique.
La cérémonie a été présidée vendredi 28 août 2026 par le Vice-Gouverneur Thomas Boyenge, représentant le Gouverneur de province empêché. Plusieurs membres du Gouvernement provincial, les responsables des services techniques de l’État ainsi que les membres du Conseil urbain de sécurité ont également pris part aux travaux, illustrant l’importance accordée à la sécurité sanitaire au plus haut niveau de la province.
Les participants ont examiné les résultats d’un travail d’analyse visant à apprécier la conformité des instruments juridiques provinciaux avec les exigences du RSI et les standards nationaux de sécurité sanitaire. L’exercice a permis d’identifier plusieurs acquis, notamment l’existence d’un arrêté provincial instituant la coordination « Une Seule Santé », de mécanismes de surveillance communautaire et de certains outils de coordination des urgences sanitaires.
Toutefois, l’évaluation a également mis en évidence plusieurs insuffisances, notamment l’absence d’une cartographie juridique provinciale complète, la faible vulgarisation des textes existants et la nécessité d’adapter ou d’élaborer de nouveaux instruments juridiques pour soutenir efficacement la sécurité sanitaire au niveau provincial.
Dans son intervention, le Vice-Gouverneur Thomas Boyenge a souligné la portée stratégique de cette évaluation pour l’avenir de la province.
« Les résultats présentés aujourd’hui constituent un outil essentiel d’aide à la décision pour les autorités provinciales. Ils doivent nous permettre de renforcer notre gouvernance, de mieux coordonner nos interventions et de protéger efficacement nos populations contre les menaces sanitaires. »
Il a appelé les services techniques concernés à s’approprier les recommandations formulées afin d’accélérer les réformes nécessaires au renforcement du cadre juridique provincial.
Cette orientation traduit la volonté des autorités provinciales d’intégrer les priorités de sécurité sanitaire dans les politiques publiques et dans les mécanismes de planification provinciale.
Les experts ont recommandé la réalisation d’une réforme juridique provinciale conforme aux exigences du RSI, l’adaptation des instruments juridiques existants, la vulgarisation des textes nationaux ainsi que le renforcement des capacités des acteurs provinciaux impliqués dans les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale.
Les résultats de cette évaluation devront être pris en compte dans la Feuille de Route Provinciale des Actions de Sécurité Sanitaire (FRAPSS) afin d’assurer un suivi concret des recommandations et de renforcer durablement la gouvernance de la sécurité sanitaire dans la province.
La cérémonie a permis de saluer l’appui du Gouvernement de la République, de l’Institut National de Santé Publique (INSP), de l’UG-PDSS, de la Banque mondiale, de Resolve to Save Lives et des autres partenaires engagés dans le renforcement de la sécurité sanitaire en RDC.
À travers cette rencontre, les autorités de l’Équateur ont envoyé un message clair : la sécurité sanitaire ne repose pas uniquement sur les infrastructures ou les ressources humaines. Elle nécessite également un cadre juridique solide, adapté aux réalités provinciales et capable de soutenir efficacement la prévention, la détection et la riposte aux urgences de santé publique.
L’évaluation juridique infranationale du RSI 2005 s’inscrit dans les efforts de la RDC visant à renforcer la mise en œuvre du Règlement Sanitaire International au niveau provincial. Dans l’Équateur, cet exercice a permis d’examiner les textes juridiques existants, d’identifier les lacunes et de formuler des recommandations destinées à améliorer la gouvernance de la sécurité sanitaire selon une approche multisectorielle « Une Seule Santé ».