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Butembo : la docteure Lucie Kitambala alerte sur les risques sanitaires liés à l'insalubrité des ménages

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La Docteure Lucie Kitambala
La Docteure Lucie Kitambala

Par Denise Kyalwahi

À Butembo, le manque d'hygiène dans certains ménages et la mauvaise gestion des eaux stagnantes peuvent favoriser la présence de moustiques et augmenter les risques de plusieurs maladies. La docteure Lucie Kitambala, médecin traitant au Centre médico-chirurgical Kalengere, appelle les habitants à renforcer les mesures d'hygiène, alors que la région fait également face à la maladie à virus Ebola.

S'exprimant devant la presse ce lundi 7 septembre 2026, la professionnelle de santé cite notamment le paludisme et la fièvre typhoïde parmi les maladies qui continuent de toucher de nombreuses familles.

Selon elle, certaines pratiques liées à la gestion de l'eau dans les parcelles peuvent créer des conditions favorables à la prolifération des moustiques, vecteurs du paludisme.

« Dans plusieurs parcelles, les eaux de pluie sont canalisées et recueillies dans des citernes, communément appelées "tanks". Lorsque ces réservoirs sont mal entretenus ou mal protégés, ils peuvent favoriser la présence et la prolifération des moustiques », explique la docteure Lucie Kitambala.

Elle souligne également que le paludisme, bien qu'étant particulièrement fréquent dans les zones de basse altitude comme Beni, constitue aussi une préoccupation à Butembo.

À la fièvre typhoïde et au paludisme s'ajoute actuellement la maladie à virus Ebola, qui sévit dans certaines zones de l'Est de la RDC. La docteure Kitambala rappelle que certaines manifestations de ces maladies peuvent être difficiles à distinguer sans un diagnostic médical.

Face à cette situation, elle recommande aux habitants de ne pas négliger les règles d'hygiène au quotidien.

« Aussi longtemps que les mesures d'hygiène ne sont pas correctement respectées dans nos ménages et dans la communauté, nous nous exposons à différentes maladies », prévient-elle.

Évacuer les eaux stagnante

La médecin appelle notamment les habitants à maintenir leurs parcelles propres, à évacuer les eaux stagnantes et à assurer un bon entretien des réservoirs d'eau ainsi que des étangs domestiques ou piscicoles lorsqu'ils existent.

Elle insiste également sur l'importance du lavage régulier des mains, particulièrement avant de manger et après avoir été en contact avec des surfaces potentiellement contaminées.

« Avant de faire quoi que ce soit et avant de toucher à quoi que ce soit, lavons-nous les mains », recommande-t-elle, appelant également la population à respecter les mesures de protection recommandées par les autorités sanitaires.

Pour la docteure Kitambala, la prévention ne doit pas seulement être une responsabilité individuelle. Elle encourage les habitants à sensibiliser leurs voisins et à signaler de manière responsable toute situation présentant un risque pour la santé publique.

Le paludisme reste un lourd problème de santé publique

À l'échelle nationale, les données du Programme national de lutte contre le paludisme montrent l'ampleur du problème. En 2025, la RDC a enregistré 26 064 143 cas de paludisme, dont 29 938 décès.

La même année, 2 053 063 cas de fièvre typhoïde et 601 décès ont été rapportés dans le pays, selon les données citées dans ce bilan.

Ces chiffres montrent l'importance de renforcer l'hygiène, l'assainissement et la prévention dans les communautés.

À Butembo, la docteure Lucie Kitambala appelle ainsi chaque ménage à adopter des gestes simples : garder son environnement propre, éviter les eaux stagnantes, entretenir les réservoirs d'eau et se laver régulièrement les mains.

Pour elle, ces mesures peuvent contribuer à réduire les risques liés à plusieurs maladies et à mieux protéger la communauté dans le contexte sanitaire actuel.

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Mardi 8 septembre 2026 - 09:05