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Ituri : des ex-otages alertent sur l’enrôlement forcé de mineurs par les ADF

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Les rebelles des ADF [photo d'illustration]
Les rebelles des ADF [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Un couple récemment libéré après avoir été détenu par des éléments des ADF est arrivé à Etabe, où il a livré des témoignages préoccupants sur la situation dans cette partie de l’Ituri. Les deux ex-otages affirment notamment que des enfants âgés de 7 à 15 ans seraient contraints de rejoindre les rangs des rebelles.

Selon les informations communiquées à la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du groupement Babila Teturi par l’autorité locale d’Etabe, le couple avait été enlevé dimanche dernier à Seseo. Il aurait été libéré avec 36 autres personnes, avant de rejoindre cette localité.

Les personnes relâchées auraient d’abord passé la nuit à Ngubo avant de poursuivre leur trajet. D’après les mêmes témoignages, elles ont ensuite regagné leurs domiciles respectifs.

Les ex-otages rapportent également une présence accrue des éléments ADF dans la zone. Un nouveau groupe de combattants aurait rejoint ceux qui y étaient déjà présents, sans que son origine puisse être déterminée. Cette arrivée aurait entraîné une augmentation des effectifs rebelles.

Le sort des enfants constitue l’une des principales préoccupations soulevées par les personnes libérées. Des filles et des garçons âgés de 7 à 15 ans, qui auraient été capturés par les ADF, seraient désormais contraints de participer aux activités du groupe armé. Les témoignages font ainsi état d’un recrutement forcé de mineurs.

Face à ces allégations, la Nouvelle Société Civile Congolaise du groupement Babila Teturi demande une intervention urgente des autorités pour retrouver et libérer les personnes qui seraient encore détenues.

La structure citoyenne appelle également les autorités à accorder une attention particulière aux enfants concernés, afin de les soustraire aux groupes armés et de favoriser leur retour auprès de leurs familles.

Pour la NSCC, la protection des populations civiles, particulièrement des enfants, doit demeurer une priorité face à la persistance de l’insécurité dans cette partie de l’Ituri.

La société civile réitère ainsi son appel à une action urgente des autorités pour mettre fin à cette situation et porter assistance aux victimes.

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Mardi 8 septembre 2026 - 12:49