Par Serge Mavungu
L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a exprimé sa solidarité envers la journaliste Virginie Manganga, actuellement détenue à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, dans le cadre de la procédure judiciaire qui l’oppose à l’artiste congolais Fally Ipupa pour diffamation.
Dans une déclaration rendue publique jeudi 1er octobre, l’ACOFEPE dit apporter à la journaliste un soutien moral et psychologique, tout en appelant au respect de sa dignité et de ses droits dans le cadre de la procédure en cours.
Au-delà de l’aspect judiciaire de l’affaire, l’association estime que la situation de Virginie Manganga rappelle la nécessité de préserver la dignité des femmes confrontées à des situations de vulnérabilité. Elle considère également que les souffrances auxquelles sont exposées les femmes et les enfants en République démocratique du Congo doivent constituer une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics, la société civile et les organisations professionnelles.
L’ACOFEPE appelle ainsi la corporation journalistique, les organisations professionnelles des médias, les associations de défense des droits des femmes ainsi que toutes les personnes attachées à la justice et à l’humanisme à manifester leur solidarité envers Virginie Manganga, dans le respect de la loi et des droits de toutes les parties.
L’association sollicite également l’appui et l’accompagnement de l’Association des Femmes Avocates Congolaises, afin que celle-ci puisse, dans le cadre de ses missions, apporter son expertise et contribuer à la défense des droits de la journaliste.
Sur le plan judiciaire, l’ACOFEPE insiste sur le principe de la présomption d’innocence. Elle précise que sa démarche ne vise ni à se substituer à la justice ni à préjuger de l’issue de la procédure opposant Virginie Manganga à Fally Ipupa.
L’organisation affirme plutôt vouloir placer au centre de son intervention la dimension humaine de cette affaire, tout en réaffirmant son attachement à la liberté de la presse, à la protection des journalistes, à la dignité des femmes et au respect des droits fondamentaux.
Elle invite enfin les différentes parties concernées à privilégier, dans le respect de la loi, les voies permettant de préserver la dignité humaine et les droits de chacun.
L’ACOFEPE assure qu’elle restera attentive à l’évolution de cette affaire et souhaite que les droits de toutes les parties soient pleinement garantis et respectés dans le cadre de la procédure judiciaire.