Par Don Benjamin Makolo
La coopération entre la République démocratique du Congo et l’Allemagne dans le domaine financier continue de se consolider. La vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, a échangé ce lundi 11 mai 2026 avec Benjamin Hecker autour de l’appui allemand dans la lutte contre les flux financiers illicites à travers le programme LuCoFFI.
L’annonce a été faite par l’ambassade d’Allemagne en RDC, qui a salué un échange qualifié de fructueux entre les deux personnalités.
Selon la représentation diplomatique allemande, les discussions ont porté sur « l’apport de l’Allemagne dans la lutte contre les flux financiers illicites (LuCoFFI) ». Cette initiative vise notamment à renforcer les mécanismes de transparence dans la gestion des finances publiques et à limiter les pertes économiques liées aux mouvements financiers frauduleux.
L’ambassade d’Allemagne en RDC a également souligné que « ce partenariat économique soutient la 2ᵉ phase du LuCoFFI pour plus de transparence et un climat des affaires attractif ». Une déclaration qui traduit la volonté des deux partenaires de poursuivre les efforts engagés en faveur d’une gouvernance financière plus rigoureuse.
Le programme LuCoFFI s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale destinée à combattre les circuits financiers illicites qui fragilisent les économies africaines, notamment celles des pays riches en ressources naturelles comme la RDC.
À travers cette collaboration, l’Allemagne entend accompagner les autorités congolaises dans l’amélioration des pratiques de contrôle financier, de traçabilité des revenus et de lutte contre la corruption.
Pour le gouvernement congolais, cet accompagnement représente un levier important dans les réformes engagées au sein du secteur des finances publiques afin de rassurer les investisseurs et d’améliorer l’environnement des affaires.
La rencontre entre Gracia Yamba Kazadi et Benjamin Hecker intervient dans un contexte où la RDC multiplie les partenariats internationaux pour renforcer la transparence économique et attirer davantage d’investissements étrangers.
Les autorités congolaises misent notamment sur des mécanismes de gouvernance plus efficaces afin de réduire l’impact des flux financiers illicites sur l’économie nationale.
À travers cette nouvelle étape de coopération, Kinshasa et Berlin affichent ainsi leur volonté commune de promouvoir une gestion financière plus transparente et favorable au développement économique durable.