Par Serge Mavungu
Le secteur minier congolais poursuit sa dynamique. Entre mai 2024 et mai 2025, le nombre de titres miniers enregistrés en RDC est passé de 3.046 à 3.295, soit une progression de 8 %. C’est ce qu’a révélé, ce jeudi 7 août, à Kinshasa, le directeur général du CAMI -Cadastre Minier, Popaul Mabolia Yenga, lors d’un café de presse consacré à la gouvernance responsable du domaine minier.
Cette croissance est portée principalement par trois types de titres :
• Permis de recherche (PR) : 1.978 titres en 2025 contre 1.816 en 2024
• Permis d’exploitation (PE) : 641 titres en 2025 contre 606
• Autorisation d’exploitation de carrière permanente (AECP) : 251 titres en 2025 contre 232
Sur les cinq premiers mois de 2025, 143 nouveaux titres ont été délivrés, couvrant une superficie totale de 3.130 carrés miniers. Deux provinces concentrent l’essentiel de cette dynamique : Haut-Katanga avec 755 titres en 2025 contre 675 en 2024, et Lualaba avec 687 titres en 2025 contre 617.
À elles seules, ces deux provinces totalisent 69 % des titres délivrés (36 % pour le Haut-Katanga et 33 % pour le Lualaba), et 69 % des superficies concédées (33 % et 36 % respectivement).
Le Kongo Central affiche une hausse de 229 à 243 titres, tirée par les AECP et les autorisations de recherche de produits de carrière (ARPC). Le Tanganyika, quant à lui, passe de 225 à 238 titres, en majorité des PR et PE.
Cette prédominance des provinces du Sud s’explique par l’importance historique du cuivre et du cobalt dans la région. Mais elle met en lumière un déséquilibre territorial dans l’orientation des investissements miniers.
"Il est temps d’adopter une politique incitative ciblée pour valoriser le potentiel minier des autres régions du pays", a plaidé Popaul Mabolia Yenga.