Par Prosper Buhuru
Le Trésor public de la République démocratique du Congo a clôturé l’exercice budgétaire 2025 sur une performance supérieure aux prévisions, avec des recettes publiques mobilisées évaluées à 28.294,8 milliards de francs congolais à fin décembre 2025, selon les données de la Banque centrale du Congo (BCC).
Ce niveau de mobilisation dépasse les assignations arrêtées dans le Plan de trésorerie de l’État, fixées à 27.401,2 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 103,3 %. Cette surperformance traduit une capacité accrue de l’État à mobiliser ses ressources budgétaires, dans un contexte pourtant marqué par des évolutions monétaires significatives.
En effet, cette dynamique des recettes s’est opérée alors que le franc congolais s’est nettement raffermi sur le marché des changes. À fin décembre 2025, la monnaie nationale s’est appréciée de 1,7 % en rythme mensuel et de 30,7 % en variation annuelle, témoignant d’un renforcement du cadre macroéconomique et d’une relative stabilité monétaire.
Contrairement aux craintes souvent associées à l’appréciation du taux de change, cette évolution n’a pas constitué un frein majeur à la mobilisation des recettes publiques. Elle reflète plutôt l’effet combiné d’une activité économique globalement favorable, d’un meilleur rendement des régies financières et d’une coordination plus efficace entre les politiques budgétaire et monétaire.
Cette performance conforte ainsi les signaux de résilience des finances publiques congolaises en 2025, dans un environnement économique marqué par des ajustements structurels et un encadrement plus rigoureux des flux financiers.