Par la Rédaction
La société civile congolaise a décerné le « prix du courage pour la paix » au Président américain Donald Trump, tout en saluant les récentes sanctions prises par les États-Unis contre l’armée rwandaise et certains de ses hauts responsables. Cette annonce a été faite lors d’un rassemblement populaire organisé samedi 7 mars à Kinshasa, à l’initiative du Comité de crise pour la paix et la sécurité (CCPS-RDC) et de la Dynamique congolaise pour la cohésion (DYCOD-RDC).
Devant une foule réunie pour l’occasion, les organisateurs ont exprimé leur satisfaction face aux mesures prises par Washington, estimant qu’elles constituent un signal important dans la recherche de la paix et de la justice pour les populations congolaises. Selon eux, ces sanctions représentent une reconnaissance des souffrances endurées par les victimes des conflits dans l’est de la République démocratique du Congo.
Prenant la parole au nom des organisateurs, le coordonnateur national du CCPS-RDC, Me Patient Bashombe, a néanmoins appelé les États-Unis à poursuivre leurs efforts en faveur d’une solution durable à la crise sécuritaire dans la région. Il a notamment plaidé pour la finalisation des accords conclus à Washington, le soutien au retrait des troupes rwandaises du territoire congolais ainsi que l’engagement d’un processus de justice pénale internationale pour les crimes commis en RDC.
Pour Me Bashombe, les sanctions internationales constituent une avancée, mais elles doivent être accompagnées de mesures judiciaires visant les auteurs des crimes qui ont endeuillé la population congolaise et contribué au pillage des ressources naturelles du pays pendant plus de trois décennies. Il a insisté sur la nécessité de voir la justice internationale sanctionner sévèrement tous les responsables de ces actes.
Au cours de ce rassemblement, la société civile a également adressé un message direct à Donald Trump en lui attribuant le « prix du courage pour la paix ». Selon les organisateurs, cette distinction symbolique vise à saluer ce qu’ils considèrent comme son engagement en faveur de la paix et de la justice en République démocratique du Congo. Ils ont par ailleurs indiqué que l’ancien président américain est invité à se rendre en RDC pour venir recevoir officiellement ce prix.
Au cours de l’activité, des images illustrant les violences et massacres qui ont frappé l’est de la RDC depuis plus de trente ans ont également été projetées. Cette initiative s’inscrivait par ailleurs dans le cadre de la Journée internationale de la femme, une occasion pour les organisateurs de rendre hommage à la femme congolaise, souvent victime des conflits qui ont secoué le pays.
La rencontre a également servi de cadre pour lancer une campagne d’appropriation populaire des accords signés à Washington. Les organisateurs ont expliqué que plusieurs accords sont concernés, notamment un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, un cadre d’intégration économique régionale ainsi que des accords économiques entre la RDC et les États-Unis.
Les responsables de la société civile ont par ailleurs insisté sur la nécessité d’informer correctement la population sur le contenu de ces accords, face à certaines interprétations jugées erronées. Selon eux, il est important que les Congolais comprennent les engagements pris afin d’éviter les rumeurs affirmant que ces accords porteraient atteinte à la souveraineté du pays.