Par Serge Mavungu
Des états généraux de la justice démarrés depuis mercredi 06 novembre 2024, à Kinshasa, capitale de la RDC- République démocratique du Congo- se poursuivent.
En sa quatrième journée, Maître Aimé Kilolo, Professeur de droit et ancien avocat près la CPI-Cour Pénale Internationale-, a du haut de la tribune de ces assises, demandé
solennellement, au ministre d'État, ministre de la justice et Garde des Sceaux, d'engager, un nouveau renvoi à la Cour Pénale Internationale qui va cibler de manière spécifique l'implication, non seulement du Résident rwandais Paul Kagame et des hauts dignitaires de son État-major mais aussi la responsabilité des hauts responsables des multinationales telles que Apple et Samsung dans la commission des crimes qui se déroulent actuellement dans l'Est de la RDC.
"Et si dans un délai que je souhaite le plus court, aucune suite n'est obtenue en terme de délivrance de mandat d'arrêt que ça soit contre le Président Kagame ou ça soit contre ces puissances financières qui endeuillent chaque jour un peu plus de millions de congolais.
Je suggère au ministre de la Justice de solliciter l'autorisation de son Excellence Monsieur le président de la République, chef de l'État et Magistrat suprême le désengagement de la République démocratique du Congo de statut de Rome de la Cour Pénale Internationale", a-t-il souligné.
Et d'ajouter: "Je voulais aussi suggérer à son Excellence Monsieur le ministre de la justice le dépôt des plaintes auprès des juridictions nationales étrangères qui ont une compétence universelle en matière de crimes internationaux qui se commettent dans notre pays, je cite la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne, la Suède, Norvège, le Canada, et dans une certaine mesure le Royaume-Uni et les États-Unis.
Lesquels crimes visent le crime de guerre, crime contre l'humanité, et aussi tortue et disparition forcée et terrorisme qui se commettent dans l'Est du pays ".
Me Aimé Kilolo ne s'est pas arrêté par là, il aussi proposé au ministre de la Justice d'envisager une demande à formuler au conseil des droits de l'homme des Nations unies pour qu'une commission internationale indépendante d'enquête descende dans un meilleur délai dans l'Est de la RDC pour investiguer sur les violations du droit international des droits de l'homme qui s'y commettent.