Par Grevisse Tekilazaya
L'ancien ministre d'État au Développement rural, François Rubota, risque cinq ans de prison ferme dans le dossier relatif à l'installation des forages. Telle est la réquisition faite, ce lundi, par le ministère public, dans sa plaidoirie à l'encontre de François Rubota.
Les avocats de la République accusent l'ancien Min'Etat d'avoir notamment faciliter à l'homme d'affaires Mike Kasenga le rapprochement avec le ministre des Finances, dans la demande de payement du montant total. Cette demande, a-t-il poursuivi le ministère public, avait été faite alors que Mike Kasenga n’avait pas encore livré les 241 forages et stations de traitement d’eau, qui devraient être préfinancés par lui, aux termes de l’article 5 alinéa 2 du contrat du 21 avril 2021
S'agissant du prévenu Mike Kasenga, le ministère public a requis la condamnation de 20 ans de travaux forcés. Le ministère public a aussi sollicité que soit prononcé à l’encontre du prévenu l’interdiction pour 10 ans, après l’exécution de la peine, du droit de vote, l’interdiction d’accès à une fonction publique et para étatique et la privation du droit à la libération conditionnelle ou à la réhabilitation.
Dans le cadre de ce procès, la Cour de Cassation avait convoqué, le 2 décembre dernier, Nicolas Kazadi, député national et ancien ministre des Finances, à comparaître en qualité de témoin. En dehors de l'ancien argentier, plusieurs autres personnalités clés ont été invitées à témoigner. Parmi elles figurent Muhindo Nzangi, actuel ministre du Développement rural ; Guy Mikulu, ancien ministre ayant signé le contrat des forages ; et Jules Alingete, Inspecteur général des finances (IGF).
Ces témoignages, d'après la Cour de Cassation, visaient à faire la lumière sur les allégations de détournement de 47 millions de dollars sur un total de 72 millions décaissés par le Trésor public, pour un projet de forages d’eau dans plusieurs villages de la RDC.