Par Don Benjamin Makolo
Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, à l’issue de l’adoption par le Parlement du projet de loi y afférent. Cette communication a été rendue publique ce mardi 14 avril 2026 sur son compte X.
S’exprimant au nom du Gouvernement, le garde des Sceaux a précisé avoir personnellement présenté et défendu ce texte, le lundi 13 avril, devant le Sénat de la République démocratique du Congo et l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Le projet adopté autorise une prolongation de quinze jours supplémentaires de cette mesure exceptionnelle, à compter du 17 avril 2026.
Dans sa déclaration, Guillaume Ngefa a salué « le sens de responsabilité » des élus nationaux pour avoir approuvé cette prorogation dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’est du pays. « Au nom du Gouvernement, j’ai présenté et défendu le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège pour une durée supplémentaire de quinze jours », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Je salue le sens de responsabilité dont ont fait preuve les députés et les sénateurs en adoptant ce projet de loi ».
Au cours des débats parlementaires, plusieurs élus ont insisté sur la nécessité d’une évaluation approfondie de l’état de siège, instauré pour faire face à l’activisme des groupes armés dans ces régions. Ils ont également plaidé pour un renforcement de la gestion sécuritaire, notamment en ce qui concerne les circuits d’approvisionnement des forces négatives.
Prenant acte de ces préoccupations, le ministre de la Justice a assuré que ces observations s’inscrivent dans la volonté du Gouvernement d’améliorer l’efficacité des mesures en place. « J’ai pris bonne note de ces observations, qui s’inscrivent dans notre volonté commune d’améliorer l’efficacité des mesures de protection des populations et de restauration de la paix dans les zones affectées », a-t-il conclu.
La prorogation de l’état de siège intervient alors que les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu demeurent confrontées à des défis sécuritaires persistants, malgré les efforts engagés par les autorités congolaises pour rétablir l’autorité de l’État et protéger les civils.