Par la Rédaction
La ministre d’Etat au Portefeuille, Adèle Kahinda Mayina, a donné de la voix, mardi 19 avril 2023 lors d'un échange à bâton rompu avec la presse, pour répondre à Paul Kagame, président du Rwanda, qui réclame une partie du territoire congolais au profit de son pays.
« Les frontières qui ont été construites durant la période coloniale ont affecté et divisé nos peuples. Une partie du Rwanda qui a été donnée au Congo, le Sud à l'Ouganda, etc. », a déclaré Kagame le samedi dernier.
Cette déclaration a suscité une levée de boucliers en RDC. Adèle Kahinda, quoi que ministre d'État au Portefeuille, a préféré répondre à Kagame en revêtant sa tunique d'intercesseuse.
De son avis, Paul Kagame a choisi la mauvaise période, celle de la commémoration de la Résurrection de Jésus Christ, pour « déclarer la guerre à notre Dieu, au Dieu Tout-Puissant », ignorant que la « RDC est un don de Dieu ».
« Lors de la Conférence de Berlin en 1885, il y avait d'autres États plus forts que l'Etat congolais. Mais, Dieu avait décidé, dans Sa Souveraineté, que la RDC puisse avoir 2.345.000 Km2 et qu'aucune personne, aucun pays ne pourra nous ravir ne fût-ce que 1 cm de notre terre », a déclaré Adèle Kahinda, fondant son argumentaire sur un passage biblique tiré du livre de Deutéronome 27,17 et qui établit : « Maudit soit celui qui déplace les bornes de son prochain ».
C'est ainsi que Kahinda, leader d'ALDEC, parti politique bâti sur les valeurs chrétiennes, croit dur comme fer que la RDC a « déjà remporté cette guerre, car Dieu fait toute chose bonne en son temps ».
« La grâce que nous avons, c'est d'avoir un Chef de l’Etat qui craint Dieu. Non seulement qu'il craint Dieu, il a Christ et il vit avec Christ chaque jour et à chaque instant. Voilà notre victoire. Nous, les intercesseuses et intercesseurs, allons continuer à implorer Dieu à genoux. Et, la victoire sera notre partage », a assuré Adèle Kahinda, non sans appeler les Congolais à se lever tel un seul homme pour faire échec au plan de balkanisation concocté par Paul Kagame.
« Si nous ne nous levons pas, personne d'autre n'agira à notre place », a-t-elle prévenu, tout en lançant : « Ne craignons rien ».
« C'est un moment d'intercéder pour nos FARDC qui sont au front. C'est un moment d'intercéder en faveur de notre président de la République, notre Josué. C'est un moment d'intercéder pour que le diable ne puisse pas nous diviser », a recommandé la min'Etat au Portefeuille, qui félicite d'ores et déjà le président Félix Tshisekedi pour avoir pris ses responsabilités en mains face à l'agression rwandaise qui dure depuis plus de deux décennies.
*Fin de la victimisation du Rwanda*
Les propos de Kagame révèlent, selon Adèle Kahinda, la « raison fondamentale de cette agression ». Or, a-t-elle souligné, tout ce qui est révélé, est condamné. Ces propos, a-t-elle affirmé en outre, trahissent la stratégie de victimisation adoptée par le Rwanda pour justifier ses actions belliqueuses dans la région du Kivu depuis plus de 25 ans.
« Aujourd'hui, la vérité s'est imposée au grand jour. Tout le peuple congolais et les peuples du monde entier sont témoins de cette vérité », a relevé Adèle Kahinda, qui voit la RDC au bout du tunnel de cette crise sécuritaire qui a coûté la vie à des millions de personnes.
« Ecclésiaste dit qu'il y a un temps pour pleurer, un temps pour se réjouir. Nous sommes au bout du tunnel de nos pleurs et maintenant nous allons avoir le temps de jouir de nos richesses. Cela sans oublier que ce sera ainsi par le travail bien fait et en respectant le temps », a soutenu le leader d'ALDEC, profondément convaincue que c'est sous le règne de Félix Tshisekedi, qu'elle compare à Josué, un personnage biblique, que la RDC « sera réellement indépendante ».
« C'est avec lui, notre Josué, que le peuple congolais consommera les meilleurs produits de ses terres ».