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RDC : l’appel urgent de l’ECIDé pour un dialogue inclusif afin d’éviter une crise majeure

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Devos Kitoko, secrétaire général de l'Ecidé
Devos Kitoko, secrétaire général de l'Ecidé

Par Patrick Kitoko

La question du dialogue politique en République démocratique du Congo (RDC) revient au centre du débat national, alors que les tensions sécuritaires et politiques persistent. Dans une déclaration qui alimente les discussions, Devos Kitoko, Secrétaire général de l’ECIDé, le parti cher à l'opposant Martin Fayulu, met en garde contre les conséquences d’un éventuel refus du président Félix Tshisekedi de participer à un dialogue inclusif prôné par plusieurs acteurs politiques et sociaux.

Selon cette analyse, le boycott d’un tel cadre de concertation pourrait ouvrir la voie à une aggravation de la crise, notamment si les groupes rebelles poursuivent leur avancée vers des zones stratégiques comme le Katanga ou même la capitale, Kinshasa. Un scénario qui, d’après Devos Kitoko, placerait le chef de l’État devant des choix difficiles.

“Deux scénarios sont possibles,” estime-t-il. Le premier verrait le président contraint d’organiser lui-même un dialogue, non plus pour consolider son pouvoir, mais pour négocier un départ « pur et simple » dans un contexte de forte pression politique et sécuritaire. Le second scénario évoqué serait une initiative de la communauté internationale, qui pourrait décider d’organiser ce dialogue sans l’implication directe du chef de l’État.

Ces propos interviennent dans un climat marqué par la défiance entre les acteurs politiques, la persistance des conflits armés à l’est du pays et les appels répétés de l’opposition et de la société civile à un dialogue véritablement inclusif. Pour leurs partisans, ces appels visent à prévenir une nouvelle crise majeure et à préserver la stabilité des institutions.

Alors que le pouvoir en place n’a pas officiellement réagi à ces déclarations, elles illustrent la profondeur des divergences actuelles et la centralité du dialogue comme outil de sortie de crise. Reste à savoir si les autorités congolaises et leurs partenaires choisiront l’anticipation politique ou attendront que la situation impose, dans l’urgence, des décisions aux conséquences lourdes pour l’avenir du pays.

Lundi 15 décembre 2025 - 18:48